L’Oréal au service des coiffeurs

La division Produits Professionnels de L’Oréal adopte une organisation plus moderne. Le géant veut ainsi miser sur toutes ses marques et services pour accompagner les coiffeurs dans la gestion de leur salon au quotidien et dans leur formation. Son but : moderniser les salons, via notamment son programme Émotion, pour y faire (re)venir les femmes en leur proposant une expérience de beauté unique.

LE CONSTAT

  • Le  nombre de visites annuelles en salon est passé de six à quatre en quinze ans 
  • On dénombre 700 000 femmes en moins dans les salons depuis 2012.



« Nous avons identifié deux raisons à cette baisse de la fréquentation, explique Claire Brugnago, directrice générale de la division Produits Professionnels de L’Oréal France. Premièrement : l’expérience client en salon n’est pas satisfaisante ou n’existe carrément pas dans certains salons. Secondement : de plus en plus de femmes se plaignent de la qualité des prestations. C’est un phénomène nouveau, sans doute lié aux difficultés de recrutement que connaît actuellement le secteur. »

 

LES AMBITIONS

1. Créer plus de proximité avec les coiffeurs en adoptant, dès juin prochain, une nouvelle organisation.

2. Travailler sur l’expérience en salon via le programme Émotion et la digitalisation, avec la mise en place de 800 vitrines digitales dans les salons d’ici la fin l’année.

3. Apporter une nouvelle vision de l’éducation plus collaborative et digitale qui privilégie le e-learning.

 

LES MOYENS MIS EN ŒUVRE



SUR LE TERRAIN

L’Oréal Produits Professionnels crée le Trio Business. Une équipe composée de trois personnes : un partenaire business (PB), un développeur et un éducateur. « Le partenaire business sera l’interlocuteur privilégié des coiffeurs et la clé de voûte de la nouvelle organisation. Son rôle est d’accompagner le coiffeur dans la gestion de son affaire au quotidien », révèle Claire Brugnago. Le partenaire business proposera aux coiffeurs toutes les marques de la division (Redken, L’Oréal Professionnel, Shu Uemura, Kérastase) pour la revente. 

Le développeur (25 au total en France) aura pour mission d’aider le coiffeur à développer son business en lui apportant des conseils en category management (en l’aidant à optimiser les ventes de chaque catégorie de produit), mais aussi en digital et en optimisation du parcours client. « Les développeurs ont la responsabilité de déployer le programme Émotion en proposant aux salons des kits d’animation, de diagnostic et de revente, détaille Claire Brugnago. Avec ce programme qui est destiné à tous les types de salon, nous avons constaté que la systématisation du diagnostic booste les services et la revente. L’offre revente est également mieux gérée, car plus attractive et plus lisible. » Les développeurs proposeront aussi aux coiffeurs des éléments pour digitaliser leur salon avec notamment une vitrine digitale pour 100 € par mois comprenant du contenu fourni et la capacité pour le salon de créer son propre contenu. 

Le formateur doit lui aider le coiffeur et ses équipes à progresser en compétences techniques. « Nous proposons une nouvelle vision de l’éducation plus collaborative et digitale avec la création d’une plate-forme d’éducation et d’un nouveau concept d’académies », revendique Claire Brugnago. 

AU SIÈGE

L’Oréal Produits Professionnels crée une direction commerciale multimarques, pilotée par Marie-Laure Lesavre, ainsi qu’une direction retail et éducation chapeautée par Olivier Fourreau. Les cartes sont également rebattues en interne puisque Claire Le Bleis prend la direction de la marque L’Oréal Professionnel, Maïa Chélala celle de Kérastase, Clémence Moreau celle de Redken et Paolo Roati celle des nouvelles marques (Matrix et Mizani). « Cette organisation va nous permettre de mieux exploiter la multiplicité de nos marques et de nos services,affirme Claire Brugnago. La création d’une direction retail et éducation prouve aussi que notre engagement est très fort auprès de l’enseignement professionnel. »

L’Oréal : un sommet pour le cheveu

Le géant de la beauté, avec sa marque L’Oréal Paris, a, le 3 avril dernier, ouvert à la presse et aux influenceuses internationales les portes de son centre mondial de recherche capillaire, à Saint-Ouen (93), pour un tout premier Hair Summit. Une poignée de privilégiés a pu vivre une expérience inédite au cœur de la science du cheveu, telle que le vivent les équipes de la recherche de L’Oréal. Car si le grand public croit la connaître, une chevelure garde pourtant de nombreux secrets que les chercheurs tentent de percer. Comment chacun des 120 000 cheveux, des fibres composées d’un matériau composite résistant, est-il fabriqué par de minuscules organes biologiques vivants enfouis à 4 mm sous la peau du scalp, les follicules ? Pourquoi tombent-ils ? Pourquoi deviennent-ils blancs ? Aux premiers éléments de réponse s’ajoutent la petite histoire des grandes molécules de L’Oréal, le Céramide R et le Filloxane, qui permettent de réparer et prendre soin de la chevelure. Une immersion complétée par une visite des laboratoires, à la découverte de plusieurs appareils conçus sur mesure pour le géant : machine à mimer les brushings, pour mesurer la résistance… Le plus étonnant : Soniphyhair, mis au point par la recherche de L’Oréal au Japon, permet de mesurer la friction du cheveu et convertir ces données en une musique permettant de déterminer son degré de détérioration. 

La vitrine, votre meilleure ambassadrice

À l’heure du digital, il paraît opportun de se rappeler qu’un salon de coiffure, c’est d’abord un lieu physique que les clientes et clients choisissent ou conseillent en visualisant d’abord ce qui est visible de la rue, ce qui a retenu l’attention.

En parcourant les rues de différentes villes, on voit bien que trop de vitrines ont été oubliées et sont devenues la parente pauvre du salon : des décorations et/ou une mise en scène qui peuvent dater, un verre extérieur ou intérieur sale, un éclairage absent ou mal positionné, voire, dans le pire des cas, de la buée en guise de décoration.

 

Penser comme vos clients

L’animation d’une vitrine, avec ou sans les marques, reste donc de votre responsabilité. À l’exemple de ce que des enseignes alimentaires font pour leurs magasins, il est possible de mettre facilement en place un suivi de la vitrine. Le vrai seul point à retenir, c’est de penser comme la passante, le chaland, la cliente… Il faut d’abord se mettre dans la rue en amont du salon et s’approcher. Et vous questionner : identifie-t-on votre activité ? Votre vitrine donne-t-elle envie de pousser la porte ? Renvoie-t-elle l’image que vous souhaitez donner de votre salon et de votre travail ?  

 

Rendre lisible sa vitrine

Penser passante, c’est aussi élaborer une vitrine pour une bonne lecture depuis la chaussée avec des éléments visibles au-dessus des voitures garées et un éclairage dans le sens de circulation le plus proche. Se mettre à la place de la cliente, c’est aussi l’interroger simplement en lui demandant son avis sur ce qu’elle aimerait voir ou lire. Mais cela peut également passer par la modification de la vitrine selon la météo annoncée pour la fin de semaine, les jours fériés ou un événement local.  

 

Animations saisonnières

Penser la vitrine, c’est en faire un support clair, aéré et lisible en marchant depuis la rue, mais non un dépliant publicitaire. C’est là où vous devrez faire des choix, car on ne peut pas tout mettre, il faut prioriser les points forts, n’en retenir qu’un et les faire tourner dans la saison.

Travailler sa vitrine c’est autant travailler l’aménagement du salon, renouveler la décoration et les meubles que diffuser son professionnalisme, sa passion de la coiffure, ses compétences pour satisfaire les clients. Oui, La vitrine est la première ambassadrice du salon, sa seule représentante extérieure. Même quand il est fermé, c’est elle qui défend ce que vous êtes ou voulez être. Et vous, votre vitrine vous lui donnez une seconde vie bientôt ?

Delphine Courteille, la pro des Tutor

Créatrice du Studio 34, à Paris, Hair Stylist pour L’Oréal Professionnel, Delphine Courteille est une habituée des défilés de mode et des festivals en tous genres. Moderne, elle s’est construit une identité forte avec ses tutoriels disponibles sur son Instagram ou sur son site Web.

LE DÉCLIC

En 2015, lors de tutoriels qu’elle réalise pour les magazines en ligne Glamour et Elle, Delphine Courteille se prend au jeu de la caméra. « Réaliser trois coiffures en 30 secondes était un vrai défi »,se souvient-elle. Le tuto est un outil magique dont elle perçoit immédiatement la portée. « L’intérêt est double : j’explique à la cliente comment se coiffer, répéter un geste ou appliquer correctement un produit, mais je démontre aussi que pour obtenir une coiffure un peu pointue, il faut confier ses cheveux à un coiffeur ! »

 

QUELLE RENTABILITÉ ?

Difficile à chiffrer, mais entre les clientes qui sont séduites par les images et/ou vidéos sur Instagram, et celles qui les découvrent sur le site Web, l’impact est réel : « 5 % du chiffre d’affaires peuvent être gagnés par ce biais », évalue Delphine Courteille. Pour ses partenaires, ghd notamment, dont une vidéo sur le Curve Creative Curl Wand a cartonné, et L’Oréal Professionnel, c’est l’assurance d’interactions avec l’audience (vues/regrams).

 

SON MATÉRIEL

Quel que soit le matériel utilisé (appareil photo, petite caméra, smartphone), l’ajout d’une source de lumière est indispensable, cela « débouche » les ombres en langage photographique et rend le modèle plus lisse et sa couleur de visage uniforme. Delphine Courteille utilise deux spots de chaque côté de son miroir (Kit Neewer, 210 € sur Amazon) et son iPhone posé sur un trépied (150€). Pour ses montages, elle se sert d’iMovie, application native d’Apple, recommandée par l’humoriste Norman. Pas de musique, ce qui évite de payer des droits à la Sacem.

 

QUEL TIMING ? 

Deux vidéos par mois lui semblent être le bon rythme, suffisamment espacées pour ne pas lasser la cliente. En période de défilés, festivals, fashion week, elle poste nettement plus, sachant que son audience est friande des looks des stars et des coulisses. Ses tutos comportent parfois des images accélérées. Cela donne du rythme et évite qu’on ne zappe la vidéo lors du nattage de mini-tresses (geste fastidieux et répétitif, par exemple). 

 

MONTAGES PROS

Le partenariat avec L’Oréal donne naissance à des vidéos différentes. Il s’agit souvent de « avant-après », où l’on voit les deux visages sur une même image, ce qui permet immédiatement de visualiser le résultat. Souvent, certains coiffeurs montrent des transformations, mais sans cette concomitance d’image, ce qui oblige à rembobiner le tuto au début pour se souvenir du look de départ. Les tutos ne sont pas uniquement visuels. Un texte apparaît en même temps que la vidéo défile. Les phrases sont courtes et simples. Ce qui prime, c’est l’efficacité.

 

 

 

 

10 techniques pour prendre confiance en soi

Vous avez beaucoup de mal à vous affirmer au sein de votre équipe, et vous manquez de confiance en vous ? Voici 10 techniques pour y remédier.

1. Créez le contact

Diriger un salon nécessite de travailler en étroite collaboration avec les autres membres de l’équipe, d’où l’importance d’établir, dès le début, une bonne communication. Tentez de surmonter votre timidité ou votre appréhension en allant de vous-même vers vos collaborateurs. N’hésitez pas à leur poser des questions ou à leur prodiguer des conseils pour montrer votre implication. Cette démarche vous permettra, peu à peu, de prendre vos marques et d’asseoir votre autorité. Organisez des réunions avec chacun des membres de votre équipe. Vous pourrez ainsi utiliser votre grande capacité d’écoute que les timides ont naturellement.



2. Adoptez une gestuelle franche et assurée

C’est un fait, la communication ne passe pas uniquement par la parole. Qu’il s’agisse d’une cliente ou d’un collaborateur, commencez par regarder votre interlocuteur droit dans les yeux. Évitez de détourner la tête ou de regarder vos pieds, et faites des efforts pour parler plus fort : ces différentes postures devraient vous aider à en finir avec l’impression désagréable de faire partie du décor.



3. Évitez l’imitation

Prendre l’un de vos charismatiques collaborateurs pour modèle peut sembler une bonne idée pour s’imposer. Cependant, même si votre imitation s’avère proche de la perfection, vous ne pourrez pas réellement gagner en assurance et en estime de vous-même. Il est nécessaire d’imposer votre style, d’affirmer votre propre personnalité et ne pas fausser la réalité dans le but de plaire. Privilégiez l’authenticité !



4. Apprenez à dire non

Vous trouvez qu’il est préférable de toujours dire “oui” et d’aller dans le sens de votre interlocuteur pour éviter les confrontations ou les conflits ? Mauvais calcul ! Vous ne parviendrez jamais à vous faire respecter si vous êtes résigné à tout accepter. Sachez opposer un “non” ferme et définitif au collaborateur, par exemple, qui vous demande pour la 10e fois de le remplacer ou de lui rendre service. Chacun comprendra vite quelles sont les limites à ne pas dépasser.



5. Affirmez avec force vos convictions

Lorsqu’une cliente franchit la porte d’un salon, c’est l’expertise du professionnel qu’elle vient chercher. Aussi, il est de votre devoir de refuser une prestation si elle est incompatible avec l’état de ses cheveux, et de l’orienter sur un autre choix. Développez vos arguments de manière claire, sans crainte de froisser votre cliente, en montrant votre savoir-faire et votre talent. Elle ne pourra que se féliciter de vous avoir pour coiffeur attitré ! Apprenez également à dire non à vos collaborateurs. Vous devez imposer le respect afin de pouvoir interagir à tout moment avec eux.



6. Osez prendre des risques

Croire en soi et en ses capacités est l’une des conditions sine qua non pour gagner en assurance. Vous avez créé votre salon ou vous avez été choisi parmi divers autres candidats pour le manager : vous avez forcément de nombreuses qualités ! Persuadez-vous que vous pouvez aller plus loin et étonnez votre entourage en prenant des initiatives, lorsque l’occasion se présente, sans craindre les conséquences. Prendre des risques vous fera gagner en charisme et en popularité.



7. Ne vous fixez pas d’objectifs impossibles

S’il est important, pour l’estime de soi, de se fixer régulièrement de nouveaux challenges, ne soyez pas tenté, néanmoins, par des objectifs impossibles à atteindre ! Relevez des défis, mais tout en restant dans les limites du raisonnable. Sinon, votre confiance sera mise à mal et vous obtiendriez finalement l’inverse de l’effet escompté. Vous seriez vite découragé…

 

8. Réalisez un bilan quotidien

Établir un bilan de vos échecs et de vos succès, à la fin de la journée de travail, permet d’évaluer le chemin parcouru et les progrès qu’il reste à faire pour être au top. Attention, il s’agit d’un exercice difficile qui nécessite honnêteté envers soi-même et lucidité, afin de n’être ni trop conciliant ni trop sévère. Cette habitude devrait vous aider à évoluer avec positivité !



9. Persuadez-vous d’être le meilleur !

La bonne vieille méthode Coué, il suffit juste d’y penser ! Répétez-vous plusieurs fois par jour : « Je suis le meilleur » ou « Je peux y arriver ». Certes, la pensée positive donne des résultats très variables selon les individus, mais rien ne vous empêche de tenter l’expérience. Après tout, il faut parfois peu de choses pour éliminer ses blocages et passer finalement dans le camp des “winners”.



10. Optez pour un stage adapté à votre profil

Enfin, si malgré toutes ces techniques, vous n’observez pas ou très peu de progrès, n’hésitez pas à vous en remettre à un coach ou à suivre une formation. Certains stages abordent précisément le problème de la confiance en soi, et permettent de faire un travail efficace, notamment par le biais d’ateliers et de jeux de rôle très bien pensés. Des stages qui ont largement prouvé leur efficacité…Essayez !

 

 

 

 

L’Oréal innove pour booster le trafic en salon

Coloration végétale, nouveaux services pour séduire les jeunes, lancement d’une gamme hommes : L’Oréal Produits Professionnels multiplie les initiatives pour faire venir en salon tous les Français !

Changement de cap chez le géant L’Oréal : « Désormais, nous segmentons les clients et nous les abordons de manière individuelle car ils n’ont pas tous les mêmes besoins ni les mêmes attentes », explique Claire Brugnago, directrice générale de la division Produits Professionnels de L’Oréal France. Dans sa ligne de mire : les seniors, les Millennials et les hommes, trois catégories de la population française que L’Oréal entend faire (re)venir chez les coiffeurs. 

 

Séduire les plus de 65 ans

Pour les faire revenir en salon qu’ils ont, en effet, tendance à déserter. La preuve : cette catégorie de la population représente 34,9 % des abandonnistes en coloration dans les salons, mais aussi en grandes surfaces. Pour les reconquérir, L’Oréal Professionnel vient de prendre le virage de la naturalité en lançant sa première coloration végétale : Botanéa. « Une innovation qui répond à une attente de fond des Françaises puisque 31% d’entre elles lisent la liste des ingrédients contenus dans un produit », souligne Claire Brugnago. Plus révélateur encore : 41 % des femmes qui ne font pas de coloration souhaitent moins d’ingrédients chimiques dans les produits. « Nous espérons que 20 % de nos salons partenaires proposeront d’ici la fin de l’année cette coloration végétale aux résultats professionnels », révèle Claire Brugnago.



Cap sur les jeunes…

Les femmes de 15-34 ans sont également l’objet de toutes les attentions du groupe. Et pour cause : elles sont plus nombreuses en salon (130 000 en plus, en 2017), mais elles y viennent de moins en moins souvent. Pour répondre à leurs attentes,  les marques loréaliennes innovent. Instant Highlights, un service de mèches rapides et sur mesure a ainsi été développé par L’Oréal Professionnel, Redken propose Express Blonde. Colorful, une coloration éphémère qui s’estompe au premier shampoing sera lancée à l’occasion de la Nuit de la Coiffure par L’Oréal Professionnel. Enfin, le service Extensioniste de Kérastase a été spécialement conçu pour les longues chevelures majoritaires chez les femmes de cette tranche d’âge.



…et les hommes

Constatant que 85 % des Français vont désormais chez le coiffeur une fois tous les deux ou trois mois, mais que 80 % d’entre eux achètent leurs produits capillaires en grandes surfaces, les hommes sont devenus l’objet de toutes les attentions de la division professionnelle de L’Oréal, qui vient de lancer Brews, une gamme complète de produits à leur intention sous la marque Redken. Des hommes qui seront aussi accueillis le 14 juin prochain dans les salons participant à La Nuit de la Coiffure. 

« Nous faisons tout pour multiplier le nombre de visites en salon. Et les coiffeurs qui sauront proposer un parcours en salon digitalisé, qui soit une vraie expérience et un moment privilégié pour leurs clients seront les gagnants de demain », prédit Claire Brugnago.

 

 

Comment passer une annonce de recrutement ?

La question de la coiffeuse : Sylvaine Picard, propriétaire d’un salon en Côte-d’Or (21), est confrontée à l’absence de candidature pour le poste de coiffeuse en CDI de 39 heures qu’elle propose. La réponse : Madeleine Roussel, responsable comptabilité et ressources humaines pour les salons Alvarez, à Paris, lui répond.

Tenir compte du contexte

« Tout d’abord, Sylvaine, il faut savoir que le marché de la beauté (coiffure et esthétique) a toujours connu des difficultés pour recruter du personnel qualifié. Malgré un taux de chômage élevé, cela s’est accentué depuis quelques années.

L’implantation géographique du salon est également à prendre en compte dans son attractivité. Certaines régions connaissent, en effet, moins de difficultés que d’autres et c’est également le cas entre salons urbains et ruraux. Enfin, durant la période allant de mai à septembre, la demande se fait aussi plus rare. Il est donc important de l’anticiper le plus possible afin de ne pas mettre l’activité du salon en difficulté. »

 

Bien choisir les supports

« Une fois le contexte pris en considération, il vous faut ensuite décider du budget que vous voulez consacrer au recrutement. Cela déterminera le choix des supports dans lesquels vous allez communiquer et donc la visibilité de votre annonce. Pour les deux salons Alvarez, nous dépensons chaque mois une centaine d’euros afin d’être contactés par les lecteurs de la presse professionnelle. Il s’agit d’un lectorat ciblé et d’une offre multisupports. Coiffure de Paris, par exemple, propose une diffusion papier associée à une diffusion digitale (newsletter et site Internet) pendant deux mois pour 90 € (TTC).

Nous utilisons également les petites annonces Web postées sur Le Bon Coin ou Job artisans qui sont gratuites, sauf si vous souhaitez les faire apparaître dans les premiers résultats durant une certaine période.

Pôle emploi peut aussi être un allié de poids, car il est susceptible de vous faire parvenir un certain nombre de candidats.

Nous nous servons aussi de la page Facebook du salon. Dans notre cas cela n’est pas problématique, car nos équipes sont composées d’une vingtaine de personnes, mais dans le cas d’un salon avec peu de collaborateurs, je le déconseillerais. Cela pourrait avoir un impact négatif sur la clientèle.

Enfin, pensez à placer une annonce sur votre vitrine et faites jouer votre réseau, parfois le simple bouche à oreille suffit. »

Pensez développement durable pour gagner plus !

Seuls 200 salons bénéficient aujourd’hui du label “Mon Coiffeur s’engage” créé il y a cinq ans par les Institutions de la Coiffure. Autant dire une goutte d’eau ! Souvent, le coût de la labellisation (500 euros) est mis en avant par les coiffeurs pour justifier leur manque d’adhésion au label. Un faux problème quand on sait les économies générées par une démarche développement durable. Mieux encore, le label peut vous aider à fidéliser et à conquérir des clients comme des collaborateurs. Explications.

Deux lavages en machine en moins par jour

Yves Rychen, propriétaire de quatre salons Nature & Style dans le Haut-Rhin (68), s’est engagé dans une démarche développement durable dès l’ouverture de son premier établissement en 2002. Fauteuils ergonomiques, ampoules LED, réducteurs de pression d’eau, changement des vitrines pour une meilleure isolation… Rien n’est laissé au hasard dans ses salons (labellisés 3 étoiles) côté développement durable. « Nous avons aussi utilisé de la peinture naturelle pour peindre nos salons. Cela évite les odeurs et les toxiques. Et en huit ans, le prix d’une telle peinture a réellement baissé », témoigne Yves Rychen, qui a également demandé à ses fournisseurs de supprimer les suremballages des produits. « Nous utilisons des serviettes fines et recyclables fabriquées en Alsace. Nous en mettons donc plus dans la machine et on économise au moins deux lavages par jour si on travaille à quatre ou cinq », se félicite-t-il. L’un des atouts du label à ses yeux : la fidélisation des collaborateurs. « Nous leur expliquons le label et notre mode de fonctionnement dès l’entretien d’embauche. Et en huit ans, il n’y a eu aucun arrêt de travail chez nous à cause des TMS. Mieux encore, notre démarche fidélise nos collaborateurs. »

 

50 % d’électricité et 60 % d’eau économisés

Patricia Faurie, propriétaire du salon Hair Punch (250 m2), à Périgueux (24), est une ambassadrice de choc du label « Mon Coiffeur s’engage ». Dès 2013, son salon a été labellisé 3 étoiles. Mais l’année suivante, pour aller plus loin, elle décide de transformer intégralement son entreprise dans le respect total du label. Coût des travaux : 80 000 €. Adoucisseurs d’eau, mousseurs, radiateurs à bain d’huile, fauteuils et bacs ergonomiques, mur végétal et toutes les cloisons du salon recouverts de Vescom, un revêtement qui absorbe les bruits. « La Banque populaire a transformé mon dossier pour que je puisse avoir un crédit vert », révèle Patricia Faurie. Côté électricité, les halogènes ont été remplacés progressivement par des LED. « Cela a pris un an, mais les ampoules ne grillent plus ! Et EDF m’a contacté, car j’étais prélevée mensuellement et… j’avais trop payé ! » Pour que ses collaborateurs adhèrent à sa démarche, Patricia Faurie organise régulièrement des réunions d’information. « Nous en parlons et il existe aussi des affichettes que nous posons à chaque tablette pour informer la clientèle. » Elle se contente pas d’éduquer ses collaborateurs, elle sillonne aussi son département pour convaincre ses confrères de labelliser leur salon, car « l’avenir se construit aujourd’hui ! »

 

Le label attire des clients

Mélanie Burban n’a pas choisi son Salon Mélanie (labellisé 2 étoiles) au hasard : son grand-père venait se faire coiffer dans ce petit local (25 m2) de Haute Goulaine (44). « Je l’ai rénové, en 2011, avec une vision développement durable. J’étais déjà une adepte de l’éconologie, je n’achète donc aucun produit ménager. » Mélanie Burban a habitué ses salariés (une coiffeuse et une apprentie) à fonctionner avec du vinaigre, du bicarbonate de soude et de la poudre d’argile. L’éclairage est entièrement en LED « et nous utilisons des serviettes en microfibre qui absorbent plus d’eau, donc on dépense moins d’électricité », constate-t-elle. Pour réduire encore sa consommation, les tondeuses et sèche-cheveux sont systématiquement débranchés le soir et le week-end. Résultat : « ma note d’électricité ne dépasse pas 900 € par an. » Côté eau, des mousseurs équipent les bacs, et les machines ne tournent que la nuit avec de la lessive bio ou des boules de lavage. Bien sûr, l’aluminium et les tubes de couleur sont triés. « Notre démarche est connue et certains clients viennent chez nous pour cela. » Mélanie Burban communique avec ses clients, mais aussi ses salariés. « Mon apprentie est sensible à ma démarche et n’a qu’un regret : qu’on ne parle pas plus développement durable au CFA. » Dont acte.

 

Une facture d’électricité divisée par trois

Quand elle a ouvert, en 2008, son premier salon de 40 m2 à Chatelaillon (17), Magaly Klein avait déjà à l’esprit le développement durable. « Quand j’ai emménagé, en 2015, dans un local de 160 m2, j’ai encore plus poussé le développement durable », dit-elle. Labellisé 3 étoiles, son salon est équipé d’une chaudière à ventouse thermodynamique, de fauteuils qui luttent contre les TMS et d’une climatisation réversible. « J’ai trois salariés et je n’ai pas d’arrêt de maladie, car je les chouchoute. D’ailleurs, quand un salarié nous rejoint c’est qu’il adopte notre philosophie », explique-t-elle. Le salon compte onze points d’eau tous équipés d’un écosystème sous forme d’une buse posée au niveau des robinets « qui m’a coûté 200 €, mais me permet de réduire de moitié ma consommation d’eau », assure Magaly Klein. Si le passage aux ampoules LED a coûté 3 € de plus par ampoule, « en termes de facture, la baisse est colossale, car je paye trois fois moins d’électricité ». Enfin, bien sûr, les déchets sont triés et, surtout, les cheveux sont récoltés pour les terrains de sport de la commune, car ils combattent les taupes. « Ma première action avec mes salariés est de leur réapprendre à se servir de l’eau sans gâcher, explique Magaly Klein. Après, tout le monde se sent investi, y compris nos clientes qui sont très sensibles à notre discours. »

 

 



 

Pluie d’innovations chez Wella

Un nouveau service rapide de la gamme Invigo est désormais proposé dans les salons Wella Professionals. Un booster vitaminé correspondant à une des trois problématiques usuelles (brillance, nutrition ou volume) est ajouté par le coiffeur lors du soin au bac (additionné à un masque par exemple). Cette source de vitamines est accompagnée de massages spécifiques selon des techniques d’acupression qui redonnent de l’éclat et de la santé au cheveu. Le coût supplémentaire pour le client est de 10 € pour dixminutes ou 15 € les quinze minutes. Invigo (de revigorer) est désormais le nom de tous les produits qui correspondaient auparavant au segment Wella Care : « La gamme a été harmonisée et clarifiée, indique Marion Oliveira, Marketing Manager chez Coty, responsable de la coloration. Brilliance devient Color Brilliance, Enrich devient Nutri-Enrich, Balance reste Balance. Une nouvelle gamme baptisée Volume Boost1 sortira quant à elle ce mois-ci. » 

Dans le même temps, 12 nuances Color Fresh Create ont été créées. Il s’agit d’une palette de couleurs flamboyantes, voire flashy : corail, magenta, violet, bleu, vert, pétrole, jaune doré… à mélanger selon les goûts avec un clear qui pastellise. La tenue est garantie jusqu’à 20 shampoings et étant donné que les couleurs peuvent être mélangées entre elles, chaque personne est assurée de ne pas avoir le même look que sa voisine. Enfin, la coloration végétale EOS, qui fête son 20e anniversaire, s’enrichira, en mai, de sa 10e nuance, baptisée Paprika (violine foncée).

Payer pour exister sur Internet

Sur la Toile, il est vital de prouver aux moteurs de recherche type Yahoo, Bing et Google que votre commerce existe et vit. Pour réussir ce challenge, nous vous proposons quelques solutions « clés en main », payantes.

En 1809, le naturaliste Charles Darwin affirmait : « Les espèces qui survivent ne sont pas les espèces les plus fortes, ni les plus intelligentes, mais celles qui s’adaptent le mieux aux changements. » Des propos toujours d’actualité avec la transition numérique. Autour de nous, le monde évolue. S’adapter est une question de survie. Est-ce compliqué ? Oui, si l’on en croit le récent sondage de l’Union nationale des entreprises de coiffure (Unec) et de la Direction générale des entreprises (DGE) : seuls 29 % des 1 000 coiffeurs interrogés possèdent un site Web et ils ne sont que 10 % d’entre eux à le mettent à jour, bien que 37 % sont conscients qu’un site est un outil aidant à améliorer la visibilité de l’entreprise (référencement Google) et à générer du trafic. Le chiffre à retenir ? 10 % seulement des salons qui possèdent un site le mettent à jour. Ce n’est pas suffisant. Pourquoi ? À cause de Google.



Monopole Google

Utilisé par 92,2 % de la population française en janvier 2018 contre 2,8 % pour Bing, et 1,7 %  pour Yahoo (source : Stats Counter), Google est, en effet, la clé de votre existence numérique. C’est son célèbre algorithme qui détermine si vous apparaissez – ou pas – dans sa première page de recherches. En payant, c’est simple à obtenir. Sans payer, il faut donner des « preuves » d’expertise à Google. Chaque jour, des milliers de robots appelés Googlebot analysent 20 milliards de sites. Leur but est de définir quelles pages sont les plus adaptées pour répondre à chacune des 3,3 milliards de requêtes effectuées quotidiennement dans le monde. Si un site ne vit pas, ne bouge pas, ne modifie pas ses pages, ne donne pas d’informations régulièrement, Google le sait.

Dans les premiers jours d’existence du site, il est donc impératif que vous créiez du contenu, mettiez de nouveaux textes journellement, cela incitera le Googlebot à visiter vos pages régulièrement, à les indexer, les classer. Ne copiez jamais le contenu d’un autre site. Cela s’appelle du “duplicate content” et vous serez pénalisé immédiatement.

Si vous faites appel à un créateur de sites qui vous propose de créer un site sans vous expliquer ces règles de base, fuyez !

Pour vous aider, lisez ces tutoriels de Google https://support.google.com/webmasters. Vous pouvez demander conseil également à vos fournisseurs et aux chambres de métiers qui permettent d’appréhender ce passage et peuvent proposer des cours ou des formations.

 

Expertise des pros

Propriétaire et gérant du salon Philippe Colin à Douvres-la-Délivrande (14), Sébastien Allix témoigne : « En 2012, j’étais uniquement intéressé par la prise de rendez-vous en ligne. Puis je me suis rendu compte que le site représentait notre identité, notre vitrine. Je me suis appuyé sur Begoody, un prestataire qui m’a expliqué ce qu’était le référencement. Aujourd’hui, notre site nous permet de communiquer, de montrer les produits que nous utilisons, les dernières tendances… C’est extrêmement rentable, j’ai gagné de nouveaux clients. Ne pas avoir de site au XXIe siècle, cela revient à se cacher, à tirer le rideau de fer devant son salon. Un site, cela signifie s’ouvrir vers le monde, montrer aux internautes de notre zone qu’on existe. »

Begoody est, depuis 2012, concepteur de sites pour artisans et marques de la coiffure. « Nous en avons déjà créé 143, notamment ceux de La Biosthétique, explique Tristan Chavot, dirigeant de la société Digitalproximity. Les acteurs de la coiffure sont bien plus sensibles aux questions de référencement qu’ils ne l’étaient il y a cinq ans. Il était alors difficile de leur faire comprendre l’importance de l’optimisation SEO(1). Nos clients ont accès à une interface protégée par un mot de passe qui leur permet d’ajouter des actualités à leur site (publications presse, nouveaux produits, promotions…) en quelques minutes seulement. » Le tout pour un coût relativement modique, puisque la création graphiquye est facturée 495 € (HT), auxquels s’ajoutent 59 € par mois pour la mise en ligne et l’optimisation (Renseignements : www.begoody.fr).

 

Initiative en région Centre

Président de l’Unec-Centre, David Brault a mis en place pour ses adhérents un partenariat avec la société de création de sites Simplébo. « Les salons de coiffure sont sous-représentés au niveau numérique. Ce n’est pas leur quotidien. Référencement et géolocalisation sont sous-utilisés. Souvent, ils ont une page vitrine ou deux pages. Peu de coiffeurs savent faire vivre un site. Ce partenariat leur donne des clés. » Pour 200 €, les adhérents de l’Unec-Centre peuvent ainsi bénéficier d’une création de leur site (couleur, design, textes), plus 29,90 € par mois pour la maintenance. Les tarifs grimpent un peu pour les non-adhérents  à l’Unec-Centre : 500 € (HT) et 39,90 € par mois pour la maintenance. Un conseiller unique dédié à la coiffure est disponible cinq jours sur sept pour répondre aux clients et effectuer des modifications sur le site.