La coupe déstructurée en 3 styles

Par Loris Hug, coiffeur ambassadeur Schwarzkopf Professional.

La problématique : Sarah n’a pas coupé ses cheveux depuis un an, car elle désirait les laisser pousser. Les mèches à répétition les ont cependant fragilisés et ils ont fini par casser. Elle désire donc adopter une coupe structurée et une couleur qui corresponde plus à sa personnalité pétillante.

La solution : Loris Hug, coiffeur ambassadeur Schwarzkopf Professional, lui propose de réaliser une coupe déstructurée et une coloration rose bonbon, grâce à la nouvelle gamme Royal Take Over de Schwarzkopf Professional. Les racines seront naturelles afin de donner l’impression de volume.

Temps : 3 heures

Difficulté : deux peignes

« Pour garder ses collaborateurs, il faut les accepter tels qu’ils sont ! »

À la tête d’une douzaine de salons, Loris Hug est un coiffeur à multiples facettes, à la fois artiste, coach, photographe et businessman.

Coiffure de Paris : La coiffure est-elle une vocation pour toi ?

Loris Hug : Pas du tout. Quand mon père allait chez son coiffeur, il me disait qu’il y avait toujours du monde. J’ai donc saisi cette opportunité et embrassé le métier.

 

CdP : As-tu toujours eu une âme de businessman ?

L. H. : Je pense, oui. D’ailleurs, pour mon premier travail j’ai intégré le groupe Patrick Cuney qui comptait huit salons. Je suis arrivé pour mon essai pendant la réunion des managers. J’avais 16 ans et je me suis assis au milieu d’eux. Le boss m’a dit que ce serait plus tard pour moi. Je lui ai répondu qu’un jour je serai comme lui !

 

CdP : Comment et quand t’es-tu révélé entrepreneur ?

L. H. : J’étais un coiffeur lambda qui dépensait l’argent qu’il gagnait jusqu’à mon divorce, en 2007. Cela a été un déclencheur. J’ai commencé par acheter un local dans lequel j’ai ouvert un salon, qui a rapidement été trop petit. J’ai donc ouvert un second salon à Sochaux (25), en 2009. Ensuite, je ne me suis jamais arrêté.

 

Comment as-tu pris le virage artistique ?

L. H. : J’ai recruté Jérémy Pereira comme apprenti dans mon 2e salon. Mon devoir était de faire rêver ce gamin qui voulait apprendre. Je n’avais pas de collection et j’ai décidé que nous irions nous former tous les deux dans les meilleures académies du monde en Angleterre, en Belgique ou en Allemagne. Puis je me suis formé à la photo pour ne pas dépenser trop ! À cette époque, je faisais des shows en boîte de nuit. Cela me rapportait de la clientèle et, surtout, cela m’a enlevé mon trac, car je coiffais dans le noir ! Puis j’ai été nommé ambassadeur Schwarzkopf Professional. J’ai rencontré Gérard et Laurent, et je les ai assistés en backstage alors que j’avais déjà 35 ans et presque vingt années de métier. Puis je suis devenu ambassadeur Mizutani.

 

Avec tes douze salons, comment arrives-tu à tout gérer ?

L. H. : Je construis mon équipe artistique avec les coiffeurs de mes salons, car c’est un moyen de les faire grandir. Je les prends en apprentissage et je les forme à être coiffeurs, leaders, managers, et je les emmène sur les univers artistiques. Je leur demande un investissement important, mais ils peuvent développer leur collection dans mon studio photo. Aujourd’hui je gère 50 salariés.

 

Comment luttes-tu contre les problèmes de recrutement ?

L. H. : La première action est de garder ses collaborateurs. Et pour cela, il faut les accepter tels qu’ils sont. Bien sûr, il faut mettre en place des règles dans le salon sur l’hygiène, la sécurité, la propreté, la tarification… Il faut aussi en établir que l’on peut ensuite faire sauter comme l’interdiction du téléphone portable, les pauses cigarettes voire les cinq minutes de retard. Enfin, le salaire est un fléau dans la coiffure. Chez moi les managers sont très bien payés, les collaborateurs moins, mais les possibilités d’évoluer dans le groupe sont réelles.

 

Quelle stratégie business développes-tu pour tes salons ?

L. H. : Dans mes salons implantés dans des villages ou des petites communes il faut un artiste pour faire venir les clients. Désormais les tendances ne mettent plus trois ans pour arriver en province, mais un clic ! En centre commercial les salons fonctionnent plus facilement, car il y a du flux. Mais ils doivent être ouverts toute la journée sans interruption jusqu’à 20 heures et ouverts le lundi pour passer de 20 à 24 jours ouvrés. Cela apporte du chiffre d’affaires et amortit la différence de coût des loyers. En centre commercial, nous réalisons aussi souvent une mezzanine dans le salon, cela double sa superficie pour le même loyer. 

 

Quand as-tu commencé à t’intéresser au coaching ?

Quand j’ai compris que pour faire du business, il fallait que je coache mes employés. Résultat : en 2012, j’ai écrit Sup Hair Star Factory : mode d’emploi, un livre de coaching pour mes collaborateurs. Actuellement, je prépare un master de coaching, à Genève, en Suisse. 

Le wavy blorange de Léa Seydoux

Difficulté : 3 peignes
Temps de réalisation : 1h30 à 2 heures.

La problématique : Actrice française, égérie Louis Vuitton, Léa Seydoux commence sa carrière dans les années 2000 et se fait remarquer dans le film La Belle Personne, en 2008, avant de remporter la Palme d’or au Festival de Cannes 2013 pour La Vie d’Adèle. Avec ce wavy blorange, Léa Seydoux met une nouvelle fois en valeur son originalité et sa forte personnalité.

 

La difficulté : Pour Vanessa Bart, responsable du salon CM Féminin, à Perpignan (66), il est impératif de réussir l’éclaircissement. « Car le blorange se travaille sur un blond très clair ou sur des cheveux très décolorés, précise-t-elle. Plus la base blonde sera claire, plus il sera possible d’obtenir un blorange pâle et joli. »

La frange déstructurée d’Emma Watson

La problématique : Actrice britannique, Emma Watson est devenue célèbre grâce à son rôle d’Hermione Granger, l’un des trois principaux personnages des films à succès Harry Potter. En mars 2015, elle est nommée “Femme la plus remarquable de l’année” par le magazine AskMen et elle apparaît à de très nombreuses reprises dans la liste des 100 femmes les plus sexy au monde. Cette coiffure à la frange déstructurée met en valeur son regard magnétique et fait ressortir sa forte personnalité.

La difficulté : Pour Alix Darles, coiffeuse au salon Hugo Coiffure, à Salon-de-Provence (13), et membre de l’Équipe de France de Coiffure, il faut veiller avant tout à ne pas obtenir un résultat trop arrondi : « Il est important aussi d’être en parfaite harmonie avec la forme du visage et l’arcade sourcilière. C’est une coiffure qui sied particulièrement aux personnes qui ont une belle arcade sourcilière et les sourcils bien dessinés. »

 

Temps de réalisation : 15 minutes.

Difficulté : 1

4 Torsades en équilibre

Temps : 15 minutes

Difficulté : 1 peigne



La problématique : Candice aimerait apprendre à réaliser une coiffure rapide, facile et stylisée.



La proposition de Jérémy Blanc, ambassadeur international L’Oréal Professionnel : Jérémy propose à Candice de lui apprendre à réaliser une coiffure faite d’un twist, de quatre torsades et d’une dizaine d’épingles. Un minimum d’effort pour un maximum d’effet !

Beauté naturelle

Par Jérémy Blanc et Pierrick Béringer, respectivement ambassadeur international et ID Artist L’Oréal Professionnel.

La problématique : En ce début de printemps, Candice désire retrouver un roux lumineux. Elle aimerait également que ses cheveux, sensibilisés par l’oxydation naturelle, soient plus doux. 



La solution : Jérémy et Pierrick, respectivement ambassadeur international et ID Artist L’Oréal Professionnel, lui proposent de réaliser un roux intense grâce à Botanéa, la nouvelle coloration végétale de L’Oréal Professionnel. Respectueuse de la fibre capillaire, car sans oxydation, la couleur sera brillante et enveloppera le cheveu, le rendant plus doux et gainé, grâce au henné. 





Temps : 2h30

Difficulté : 1 peigne

« Les coiffeurs doivent se tenir au courant des tendances »

Propriétaires d’un salon à Poitiers dans la Vienne depuis 12 ans, Jérémy Blanc et Pierrick Beringer forment un couple de coiffeurs hors norme. Le premier est ambassadeur pour L’Oréal Professionnel et membre de l’équipe artistique de la Haute Coiffure Française, tandis que le second passionné par la coloration et les produits est ID Artist L’Oréal Professionnel. Rencontre.

Coiffure de Paris : Vous avez toujours voulu être coiffeurs ?

Jérémy Blanc : Au départ, je voulais être styliste, car ma grand-mère était couturière. Finalement, une cousine qui était coiffeuse m’a donné envie de faire son métier. J’ai été pris en stage dans un salon, à Civray (86), et j’ai tout de suite aimé embellir les femmes et les voir repartir avec le sourire.

Pierrick Béringer : Je m’apprêtais à devenir musicien professionnel quand j’ai rencontré Jérémy. J’étais déjà très attiré par la mode et passionné par les produits. Une des employées de Jérémy est partie en congé de maternité et il m’a proposé de m’apprendre la coiffure. Je n’ai pas réfléchi et je lui ai dit “oui” tout de suite. J’avais 23 ans et ma reconversion est allée très vite, car je savais ce que je voulais et j’étais très impliqué.

 

Jérémy fait de la scène, mais pas toi Pierrick. Comment gérez-vous cette situation ?

J. B. : En 2003, L’Oréal Professionnel m’a repéré et ils m’ont demandé de participer à un groupe de travail avec des coiffeurs, puis d’animer un stage à Nantes (44), avant que je n’intègre le cercle des coiffeurs ID Artists qu’ils venaient de créer. J’ai commencé à faire de la scène peu après. J’adore cela, car, bien qu’étant timide, j’aime montrer ce que je fais et jouer un rôle sur scène. C’est très excitant.

P. B. : J’ai très vite eu envie, moi aussi, de travailler pour une marque et de faire de la scène. J’ai essayé, mais sincèrement, je ne suis pas fait pour cela. Je suis très admiratif du travail de Jérémy tout en étant très exigeant avec lui, car je pense qu’il peut encore faire mieux et aller plus loin.

Comment fonctionne votre binôme dans votre salon ?

J. B. : Nous sommes très complémentaires, car, pour le même métier, nous avons des points forts qui sont différents. Nous aimons que nos clientes passent de A à Z dans les mains de la même personne.

P. B. : Nous nous parlons très peu pendant le travail, car nous avons la même vision des choses donc nous n’avons pas besoin de communiquer. Cela fait douze ans que nous avons le salon, où chacun a sa pièce et chacun sa clientèle.

 

Quelle est votre vision de l’évolution du métier de coiffeur ?

J. B. : Il n’est pas plus difficile qu’autrefois, mais plus varié. Aujourd’hui, un coiffeur ne peut plus se contenter de faire de la coupe et de la couleur. Le diagnostic, le conseil, la psychologie sont incontournables dans un salon. Le challenge, c’est quand une cliente demande une coupe ou une couleur tendance d’être capable de lui dire : « Non, je vais vous faire ce qui sera tendance dans trois mois. »

P. B. : Via les réseaux sociaux, les clientes sont au courant des tendances, des nouvelles techniques. Donc, si nous ne les connaissons pas, nous passons pour des ringards. Les coiffeurs ont donc l’obligation de se tenir au courant de l’actualité. Ils doivent être curieux de tout.

Quels conseils donneriez-vous à un jeune qui débute dans le métier ?

J. B. : S’il choisit la coiffure et s’il vit sa passion, il n’aura pas l’impression de travailler. Soyez persévérant, curieux et ne comptez pas votre temps. Il faut savoir donner de son temps pour apprendre.

P. B. : Il ne faut pas attendre pour vivre ses rêves et faire des choses. Se ramasser professionnellement n’a jamais tué personne. Donc, il ne faut pas hésiter à prendre des risques. Nous avons toujours tenu ce discours à nos juniors en salon. Cela explique d’ailleurs le turn-over dans notre salon ! Mais nous sommes fiers quand ils repassent nous voir.

 

 

“Nous devons aider les femmes à apprécier leur chevelure”

Associé à Aude Livoreil-Djampou dans le salon parisien Studio Ana’e, dédié aux beautés du monde, Alexandre Sayarath voue une véritable passion aux cheveux texturés. Rencontre.

Coiffure de Paris : Comment vous est venu cette passion pour les cheveux frisés ?

Alexandre Sayarath : Je suis d’origine laotienne et mes deux petites sœurs ont les cheveux frisés. Résultat : ma mère n’arrivait pas à les coiffer ! Pour lui venir en aide et parce que j’ai toujours été passionné par la coiffure, j’ai appris seul à coiffer mes sœurs et à leur faire des tresses.



CdP : La coiffure était donc une vocation chez vous ?

A. S. : J’ai toujours voulu être coiffeur. Mais mes parents n’étaient pas favorables à cette idée. J’ai donc suivi un cursus normal, passé mon bac, puis obtenu un BTS de comptabilité avant d’entreprendre, enfin, des études de coiffure.

 

CdP : Peu de coiffeurs français sont actuellement formés aux cheveux texturés. Êtes-vous optimiste pour le développement de la coiffure des cheveux frisés ?

A. S. : Je suis très optimiste, car la population est de plus en plus métissée et les coiffeurs sont curieux, avides d’apprendre de nouvelles techniques. Pour l’instant, de nombreux coiffeurs ont peur que ce soit difficile de coiffer ce type de cheveux. C’est normal, car on ne l’enseigne pas pour la préparation du CAP ou du brevet professionnel. Mais les choses vont changer, car je suis convaincu que la jeune génération va s’intéresser aux cheveux frisés.

 

CdP : Quelles sont les différences dans le travail sur cheveux frisés ?

A. S. : Ce qui est génial avec ce type de cheveux, c’est qu’on peut leur donner la forme que l’on veut. On peut donc vraiment jouer avec en les lissant, les bouclant, en leur donnant du volume, en les tressant ou encore en réalisant des tissages. Les manières de les travailler sont tellement nombreuses et variées que l’on peut vraiment prendre beaucoup de plaisir avec ce type de cheveux.  

 

CdP : Les attentes des clientes aux cheveux frisés sont-elles spécifiques ?

A. S. : Oui, elles sont généralement très demandeuses d’apprendre à entretenir leur chevelure. Le plus souvent elles ne savent pas comment s’y prendre, ni quels produits utiliser. Certaines n’assument pas le fait d’avoir une chevelure bouclée. Tout notre rôle de coiffeur est de les aider à apprécier la qualité de leur chevelure et de leur apporter des conseils pour qu’elles puissent facilement et rapidement se coiffer au quotidien.

 

CdP : Cela signifie-t-il que ce type de cliente achète plus souvent des produits en salon ?

A. S. : La revente marche très bien dès que l’on explique aux clientes comment utiliser les produits pour entretenir leur chevelure et la coiffer.

 

CdP : Quelles sont les difficultés d’un coiffeur face à une cliente aux cheveux texturés ?

A. S. : Les femmes arrivent souvent en salon avec une photo d’une blogueuse à laquelle elles s’identifient et dont elles veulent reproduire la coiffure. Or cela ne fonctionne pas toujours. Dans ce cas, il faut savoir leur dire non en leur proposant autre chose. Il faut faire de la pédagogie, mais sans dérouter la cliente. La coiffure est avant tout un échange. Dans la majorité des cas, il faut surtout leur apprendre à aimer et accepter leur chevelure ! L’autre difficulté, mais qui fait aussi tout l’intérêt de notre métier, est qu’avec des cheveux texturés, ce n’est jamais la même chose. Donc on en apprend tous les jours avec ce type de cheveux. C’est passionnant !

 

CdP : Quels conseils prodiguez-vous le plus souvent à vos clientes ?

A. S. : Pour elles et surtout pour leurs enfants, de démêler les cheveux en commençant par les pointes et section par section. De réaliser un démêlage avant le shampoing pour éviter les nœuds. Je leur recommande aussi de dormir avec un foulard en soie ou en satin, là encore pour éviter les nœuds et surtout renforcer l’application des produits hydratants.

 

CdP : Quels sont vos projets ?

A. S. : Depuis un an, je me suis associé à Aude Livoreil-Djampou, qui a créé le Studio Ana’e. C’est une expérience très enrichissante, car elle m’apprend tous les rouages du management. Parallèlement, je suis en train de passer mon brevet professionnel. Enfin, j’aimerais compléter ma formation sur cheveux texturés en Grande-Bretagne, car les coiffeurs britanniques ont une réelle longueur d’avance sur nous en la matière.



CdP : Quels conseils donneriez-vous à un jeune coiffeur qui s’intéresse aux cheveux texturés ?

A. S. : Être passionné, aimer coiffer, être curieux. Je l’invite aussi à aller dans des salons spécialisés, car il y découvrira une multitude de techniques qui ne sont pas enseignées dans les cursus actuels.

Le brushing souple d’Audrey Pulvar

La problématique : Journaliste, animatrice de télévision et de radio française, Audrey Pulvar a présenté le journal du soir sur France 3 pendant plusieurs années avant de se faire remarquer en tant que chroniqueuse de talent pour l’émission On n’est pas couché, de Laurent Ruquier. Ses brushings impeccables font oublier que ses cheveux crépus sont travaillés avec soin avant chaque passage en plateau. Cette coiffure souple aux effets naturels, qui exige une excellente technique, met en valeur son charme et sa forte personnalité.

 

La difficulté : Pour Quentin Lafforgue, coiffeur studio free lance à Paris, la difficulté principale se situe au niveau du travail des racines. « Il est impératif de bien travailler les racines à la brosse de façon à réussir à diminuer le volume au maximum. »

 

Temps de réalisation : Une heure.

Difficulté : 3 peignes.

La garçonne tout en boucles

La problématique : Après avoir laissé pousser ses cheveux, Audrey trouve sa couleur trop terne et sa coupe n’a plus de structure. Elle aimerait une coiffure qui lui apporte naturellement un volume maîtrisé et des boucles plus travaillées.

 

La solution : Alexandre Sayarath du salon parisien Studio Ana’e propose à Audrey d’illuminer sa couleur par quelques placements et de structurer sa coiffure dans l’esprit d’une coupe garçonne. Le coiffage sera travaillé au fer afin d’avoir une boucle différente de celle naturellement présente.