Viva la Vie mise sur la beauté globale

Premier réseau de coiffeurs indépendants, Viva la Vie réunira ses adhérents sur l’île grecque de Rhodes, le mois prochain, pour sa convention annuelle. Au programme : des conférences, des ateliers et la présentation de l’image de la femme Viva la Vie.

Créé en 2000, le groupement Viva la Vie veut aujourd’hui faire évoluer son image institutionnelle. « Nous avons adopté un nouveau logo et nous travaillons depuis trois ans sur notre image artistique. Nous ne voulons plus véhiculer une simple image coiffure, mais une image de beauté globale qui interpelle la cliente », détaille Patrice Lafon, président du réseau. La nouvelle collection, qui sera présentée aux affiliés lors de la convention annuelle, sera « une révolution, car les visuels ne seront plus seulement coiffure, mais montreront la femme Viva la Vie », dixit Patrice Lafon. Le réseau, qui mise sur l’expertise coloration de ses coiffeurs pour faire venir les femmes en salon, devrait aussi annoncer une grande innovation dans le domaine de la coloration.

Selon Patrice Lafon, Viva La Vie devrait fédérer 250 salons d’ici 2020. Un succès auprès des coiffeurs indépendants qui ne faiblit pas, car « nous répondons aux attentes de ceux qui ont envie de se développer, ont besoin d’outils performants en termes de fidélisation et recrutement des clients, et, surtout, qui n’ont pas les moyens d’accéder à la franchise ! » Ainsi, pour un abonnement de 300 € par mois (voir Coiffure de Paris n° 1238 – septembre 2017), les adhérents bénéficient d’un plan marketing annuel. « Grâce à notre carte de fidélité, la fiche moyenne des clientes encartées augmente de 4 à 6 € », se félicite Patrice Lafon. Autre source de satisfaction : les salons du réseau affichent un chiffre de cinq visites par an, supérieur à la moyenne nationale.

Viva la Vie propose également à ses adhérents d’installer un corner hommes dans leur salon pour un coût compris entre 1 500 et 2 500 €. « La coiffure souffre d’un manque de résultat,constate Patrice Lafon. Si le coiffeur ne maîtrise pas ses charges, il est vite en difficulté. Notre modèle économique respecte les entreprises car nous avons réussi à optimiser au maximum les coûts des outils que nous proposons à nos adhérents, notamment grâce à l’accompagnement que nous apporte Wella. » La plupart des salons affiliés sont implantés dans les centres de villes comptant entre 10 000 et 15 000 habitants. « Aujourd’hui, nous avons des demandes de coiffeurs propriétaires de plusieurs salons, car nos formations en management et artistiques leur permettent d’évoluer plus sereinement. »

Dans son académie bordelaise, Viva la Vie forme aussi de futurs coiffeurs. « 15 à 20 jeunes en CAP et une soixantaine de jeunes en BP, détaille Patrice Lafon. Nous essayons de leur donner une vision de la coiffure différente de celle qu’ils imaginent. Nous voulons leur apporter des perspectives de carrière à court et moyen terme dans les salons Viva la Vie et même de création de leur propre entreprise puisque 10 à 15 % de ceux qui sortent du BP veulent ouvrir leur salon. »

Provalliance investit le marché de l’homme

Plus de 1 000 franchisés Franck Provost et Fabio Salsa étaient réunis, le 19 mars dernier, au Casino de Paris, pour le séminaire annuel des deux marques. L’occasion pour Franck Provost et Marc Aublet, directeur général du groupe, de révéler les grands axes stratégiques pour 2018, avec un programme chargé.

De l’excellence naît le succès. Tel était le thème du dernier séminaire Provalliance pour les marques Franck Provost et Fabio Salsa. « Nous avons choisi cette thématique, car vos clients relèvent chaque année leur niveau d’exigence. C’est pourquoi vous devez être très vigilants à votre e-réputation », a rappelé d’entrée de jeu Franck Provost à ses franchisés. Avant d’ajouter : « Je n’ai plus 20 ans, mais je n’ai jamais eu autant de projets dans la tête. » Et celui-ci d’annoncer qu’il est en passe de racheter une société spécialisée dans les perruques pour les femmes souffrant du cancer. « Je veux aussi créer une fondation Franck Provost pour peser avec la notoriété de la marque auprès des pouvoirs publics pour rendre plus accessible l’accès des perruques aux 400 000 personnes traitées par chimiothérapie en France », a-t-il révélé.

 

La fin du sans rendez-vous ?

Autre annonce forte de ce séminaire : l’évolution du concept du sans rendez-vous dans les salons Franck Provost. Un système testé depuis deux ans en Pologne, qui permet au manager de décider du nombre de créneaux sans rendez-vous disponibles dans son établissement. La marque Franck Provost compte 550 salons répartis dans l’Hexagone. « Un tel réseau n’a jamais été atteint en coiffure par une marque », rappelle Marc Aublet, directeur général de Provalliance, qui vise encore une centaine d’ouvertures.

 

Cap sur le marché de l’homme

Si le groupe continue ses acquisitions à l’étranger, il a subi comme tout le monde une vraie baisse de fréquentation dans ses salons hexagonaux cette année. « Les hommes ont contribué à la résistance de notre chiffre d’affaires ces dernières années », constate Marc Aublet. Les salons Franck Provost et Fabio Salsa qui le souhaitent pourront donc bientôt créer un espace hommes, Provalliance étant désormais partenaire de la nouvelle gamme grooming de Redken. Mieux encore, le groupe vient d’inaugurer avenue Franklin-D.-Roosevelt, à Paris, le flagship de son nouveau concept dédié aux hommes baptisé Les Beaux Gosses. « Nous prévoyons cinq à six ouvertures en succursales en centre commercial d’ici la fin de l’année avant un déploiement en franchise en centres-villes et centres commerciaux », dévoile Matthieu Mauthé, directeur du développement du groupe.

Les projets sont donc légion chez Provalliance qui a annoncé un nouveau concept pour Saint Algue, une rénovation de l’enseigne Jean-Louis David avec une expérience client basée sur le digital en test dans le salon parisien de l’avenue de Wagram. « En France, nous détenons une part de marché de 10 à 15 % avec 1 800 salons, alors qu’en Europe nous sommes leaders en Espagne, en Italie, en Pologne et aux Pays-Bas, mais avec des parts de marché comprises entre 5 et 10 %. Nous pouvons donc grandir dans ces pays et investir l’Allemagne et la Grande-Bretagne, dont nous sommes absents », analyse Marc Aublet. Bref Provalliance a encore de beaux jours devant lui…

Intercoiffure : le groupement artistique haut de gamme

Partenariat avec le Cnec, valorisation de l’académie : Intercoiffure France multiplie les initiatives pour séduire de nouveaux adhérents. Explications.

Alain Zinzius, président d’Intercoiffure France, est catégorique : « Notre groupement, fondé en 1925 par Alexandre de Paris, Roger Para, Maurice Franck et les sœurs Carita, est sans conteste le plus ancien de France ! C’est un groupement artistique fait pour les coiffeurs indépendants qui souhaitent conserver leur identité. » Présent via des contrats de licence dans 55 pays, Intercoiffure compte une quarantaine d’adhérents en France. Car, comme le rappelle Alain Zinzius, « pour réussir, mieux vaut être bien accompagné que seul ».

Une réussite qui a un coût : 860 € (HT) par an avec nécessité d’être parrainé, car n’entre pas à Intercoiffure qui veut ! « Autrefois, il fallait deux parrains pour intégrer Intercoiffure. Nous avons donc un peu allégé la donne, avec un seul parrain. Nos adhérents sont toujours des salons qui font un travail de qualité dans un respect éthique de la profession », explique Jacques Fournillon, directeur du développement. Veuillez comprendre des salons plutôt haut de gamme. Ce dernier entend faire passer à 50 le nombre des adhérents français d’ici la fin de l’année.



Formations artistiques

Côté accompagnement, Intercoiffure met à disposition de ses membres une infrastructure en communication, des outils marketing, une vitrophanie, une plaque Intercoiffure Mondial, les visuels des collections (deux par an) et trois posters chaque année. Surtout, son académie propose des formations encadrées par de célèbres coiffeurs, tels Raphaël Perrier, Christophe-Nicolas Biot, Vincent Moutault ou encore Éric Maurice. « Nous allons renforcer l’académie pour ouvrir nos formations à un public plus large que nos adhérents », confie Alain Zinzius. Enfin, l’an dernier, lntercoiffure France a passé un accord avec le Conseil national des entreprises de coiffure (Cnec), dont il est désormais l’interlocuteur artistique. En contrepartie, l’organisation professionnelle offre l’adhésion aux membres du groupement.

Côté marques, on retrouve en partenaire principal Wella Professionals, mais aussi Davines, Phyto Paris, Shop Hair, Andres Paris, Velecta Paramount, La Biosthétique et 3Ci Solutions. Et, pour plus de proximité avec ses adhérents, Intercoiffure se décline en sections régionales. Dirigée par Sylvie Grammatico, la section Paca-Corse a ainsi organisé l’été dernier une Soirée blanche très fédératrice pour ses adhérents. « Nous sommes en permanence à l’écoute des besoins de nos adhérents que nous retrouvons tous les ans pour de vrais moments de convivialité, comme la galette des rois, où nous présentons notre collection et notre séminaire annuel », rappelle Alain Zinzius.

Yzatis s’ouvre à la franchise

Créé en 2006, le groupement Yzatis compte aujourd’hui quatorze salons implantés en Occitanie. Il vient de nouer un partenariat avec Revlon et va poursuivre son développement en franchise dès l’an prochain. Explications.

Avec son DEA de droit en poche, rien ne prédestinait Stéphane Bachelier à ouvrir un salon de coiffure. Et pourtant… C’est après avoir donné des cours de management à des élèves en BP coiffure qu’il décide de se lancer en devenant franchisé, à Cazères-sur-Garonne (31), de l’enseigne Valentin du groupe Lothmann et en embauchant trois anciennes élèves. « Deux ans après, j’ai quitté le groupe, car nous n’avions pas la même vision du développement. J’ai créé Yzatis et ouvert un seconde salon à Saint-Gaudens (31) », explique-t-il. Aujourd’hui, le groupe compte quatorze salons répartis de Tarbes (65) à Toulouse (31), en passant par le Gers (32) et l’Ariège (09), dont deux disposent d’un pôle beauté avec des prestations d’esthétique.

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Des coiffeurs bien payés

Les clés du succès ? « Nous proposons quatre types de forfaits très compétitifs. Surtout, nous ne misons pas tout sur la formation de nos coiffeurs, mais sur la qualité de leur rémunération et l’organisation des salons avec un vrai travail de fond sur des protocoles établis et un travail sur le management très efficace avec beaucoup de valeurs humaines dans le développement du groupement », révèle Stéphane Bachelier. Chez Yzatis, les coiffeurs travaillent, en effet, 36 heures sur quatre jours et bénéficient d’un système de prime « très motivant », selon le fondateur qui précise qu’« un salarié peut ne travailler qu’une semaine par mois et avoir une prime ! ». Exit aussi le côté artistique : « Nous n’avons pas de directeur artistique et ne produisons pas de collection. Tout cela coût trop cher. Nous utilisons les visuels de collection des marques », révèle Stéphane Bachelier.

 

Partenariat gagnant avec Revlon

Côté marque justement, Yzatis, qui propose en salons Kerastase et Revlon, vient de nouer un partenariat avec cette dernière pour accompagner sa croissance et son développement. « Notre groupe partage avec Yzatis les mêmes valeurs d’humilité, de proximité, la passion du métier, et nous avons décidé de collaborer et d’aller encore plus loin dans le développement de la région Sud-Ouest », a déclaré, à cette occasion, Karl Joubrel, directeur général de Revlon France. Un partenariat gagnant-gagnant selon Stéphane Bachelier qui précise que « Revlon était à la recherche dans la région Sud-Ouest d’une enseigne connue avec du potentiel quand Yzatis souhaitait s’adosser à une marque dont le groupement sera le client numéro un dans la région. » 

 

Cap sur la franchise

Yzatis commence à engranger les fruits de son succès. Preuve en est : le groupement, dont le siège social est toujours basé à Cazères-sur-Garonne (commune de 3 500 habitants), a reçu cette année huit demandes pour un développement en franchise. « Nous sommes prêts à assumer en 2018 la création d’une franchise, car notre développement est maîtrisé, notamment sur le plan humain », affirme Stéphane Bachelier. À suivre donc…

Pascal Coste crée L’homme de demain

C’est à Monaco, dans la mythique Salle des Étoiles, que Pascal Coste a fêté, en grande pompe, les 20 ans de son groupe. Une soirée au cours de laquelle il a révélé la création de son nouveau concept dédié à l’homme.

Shows, red battle, défilés, remise de nombreux awards… Pas moins de 400 personnes se sont rassemblées, le 27 septembre dernier, au Sporting de Monaco pour célébrer le 20e anniversaire de l’enseigne Pascal Coste. Une soirée exceptionnelle, parrainée par L’Oréal Professionnel, qui a permis de renforcer la cohésion au sein du groupe. « L’objectif de cette soirée était de partager un moment inoubliable avec tous nos managers, qu’ils soient employés en succursales ou franchisés, et de renforcer ce sentiment d’appartenance à une famille, indique Pascal Coste. Ce fut l’occasion aussi de mettre en avant le talent de certains coiffeurs et de décerner des awards pour récompenser les efforts fournis tout au long de l’année. » La soirée a notamment été marquée par un show Hair Battle décoiffant, une démonstration époustouflante de Christine Margossian, ambassadrice de L’Oréal Professionnel, ainsi que par la présentation du nouveau concept Pascal Coste : “L’homme de demain”.

 

Univers masculin contemporain

 « Avec L’homme de demain, notre volonté est de créer un univers où tous les hommes puissent se reconnaître, un concept à l’opposé de la tendance que l’on voit aujourd’hui axée sur le barber, le vintage et la Harley-Davidson, précise Pascal Coste. L’homme, c’est avant tout un style de vie, et l’homme Pascal Coste se veut pur, très contemporain. On ne veut pas créer une mode, mais un concept destiné à traverser le temps. Nous avons déjà une vingtaine de dossiers d’ouverture en cours à travers la France, et nous comptons nous développer aussi bien en succursale qu’en franchise, sans nous fixer de limite ! »

 

E-business : le pari gagnant

La journée du lendemain, consacrée au travail, a été principalement axée sur le management, avec une intervention d’Hervé Gougeon, président du groupe Edifia, sur le thème “Construire une entreprise gagnante”. Autre temps fort : la présence exceptionnelle de Laurent Solly, patron de Facebook France, qui a tenu un discours sur l’importance des réseaux sociaux. « C’est en 2012 que nous avons lancé le e-business. L’idée était de créer un site de vente de produits et matériel en ligne. Aujourd’hui, le e-business représente 5 millions de visiteurs par an sur notre site. Par ailleurs, les Beauty Borne, bornes interactives installées dans les salons, permettent aux clientes d’accéder à 10 000 références de produits issues de centaines de marques », explique Pascal Coste.

Enfin, ce dernier a annoncé la sortie d’une marque sélective, “Pascal Coste”, qui comprendra 49 références. Une gamme professionnelle qui sera présentée en road show dans sept villes de France début 2018. L’histoire continue de s’écrire…

Baisse des microentreprises

Avec 48 400 création en 2016*, le nombre de microentreprises a chuté de 19 % en 2016 et atteint son point le plus bas depuis 2009, année de création du régime. À l’inverse, la création d’entreprises classiques a progressé de 10 % en 2016. Avec 105 400 sociétés, elle retrouve son niveau le plus élevé depuis dix ans. Mais 93 % de ces entreprises se sont créées sans salarié. 

Biocoiff s’ouvre à la franchise

Spécialisée dans la coloration végétale, l’enseigne Biocoiff, créée en 2004 par Charley Assoun, a ouvert son premier point de vente en franchise à Épernay (51), il y a deux mois.  « Nous avons rapidement développé avec un laboratoire implanté, dans le sud de la France, notre propre gamme de shampoings et produits de soins, puis notre gamme de colorations végétales, explique Simon Assoun, cofondateur de la société. Donc notre franchisé propose 99 % de produits Biocoiff. »

L’enseigne a développé une communication originale et ludique avec des jeux de mots et de dessins. Posters et kakémonos sont fournis aux franchisés qui sont formés aux tendances couleurs et aux protocoles d’utilisation des produits. Biocoiff qui dispose de son centre de formation à Paris depuis deux ans propose des formations (deux jours ; 490 € HT) ouvertes à tous les coiffeurs qui proposent ses produits. « Nous avons ainsi noué un partenariat avec 40 salons », explique Simon Assoun.

Parallèlement à la franchise, Charley Assoun continue d’ouvrir des salons en propre. Dernier en date, début octobre, sur le très chic et parisien boulevard Haussmann, avec comme nouveauté un service barbier. « Notre ambition est d’ouvrir cinq à dix salons en propre à Paris l’an prochain », révèle Simon Assoun. Biocoiff vient également de lancer sa box coloration sous forme de kit tout en un qui permet aux clientes de réaliser leur coloration végétale… à domicile.

Axel Marens teste un concept deux en un

C’est dans une galerie marchande à proximité de Grenoble (38) que Franck Ranéa a décidé de tester (dans un salon en propre avant de le proposer à ses franchisés) le nouveau concept de l’enseigne Axel Marens (dix salons). « Mon ambition pour cette enseigne haut de gamme accessible est de développer un concept qui associe coiffure et shopping », explique le fondateur du groupe. Baptisé « Hair & Beauty store », ce concept dédié à des salons de 120 à 150 m2 accorde 50 % de la surface au salon proprement dit et le reste à un espace shopping. Dans celui-ci, habillé d’un mobilier noir qui véhicule les codes du luxe, les clientes retrouvent des marques loréaliennes, une marque en premier prix, ainsi que Peggy Sage pour la partie maquillage, mais aussi tout le petit matériel (sèche-cheveux, lisseur, etc.) dont elles peuvent avoir besoin.

Des animations dignes d’une parfumerie sont proposées régulièrement avec entre autres une beauty box à composer par les clientes à partir de 10 €. « Nous ne proposons que des produits professionnels et tous les salariés sont des coiffeurs qui font du conseil avant tout », précise Franck Ranéa. Au total, le salon emploie six salariés : quatre coiffeuses et deux vendeuses qui sont d’anciennes coiffeuses ne souhaitant plus être au fauteuil. Côté tarifs « nous sommes 5 à 8 % plus cher qu’Internet pour Kérastase », révèle Franck Ranéa. Ce dernier entend créer deux à trois unités d’ici deux ans avant de décliner son concept en franchise dans des salons situés en galerie marchande ou bénéficiant d’emplacement n° 1 « car il est nécessaire d’avoir un fort trafic pour que le concept fonctionne ».

Une vitrine digitale dans les salons Stipa

Parce que le parcours client commence dans la rue, le groupe Éric Stipa propose désormais à ses franchisés de placer un écran en vitrine. Explications.

Grâce à un logiciel importé de l’étranger, le groupe Éric Stipa met à disposition de ses franchisés une vitrine digitale dans laquelle le salon peut communiquer ses propres offres promotionnelles en plus de celles du groupe. « Pour nos salons situés en centre commercial, elle revient à 80 € par mois. Pour ceux implantés en centre-ville, nous la proposons à 100 € par mois, sur quatre ans », explique Grégory Stipa, qui a pris avec sa sœur Karinne, il y a sept ans, les rênes de l’enseigne créée par leur père. « Notre idée est d’avoir un logiciel sur lequel nos franchisés prennent la main. Nous leur proposons donc la vitrine avec un bandeau doté d’une partie fixe comprenant des visuels de nos collections, et des animations planifiées. Le coiffeur peut compléter les informations qui apparaissent sur l’écran avec ses promotions », détaille Grégory Stipa. Avant d’ajouter : « Si le salon ne veut pas proposer une promo, libre à lui de la supprimer. Il est à cet effet doté d’un mot de passe sécurisé qui lui permet de mettre ce qu’il souhaite dans sa vitrine digitale. »





Le pack marketing complet

Dynamique, l’enseigne Stipa propose déjà à ses franchisés sa propre radio (plus de 60 % des salons du réseau en sont équipés pour un coût de 32 € par mois pour chaque salon) ; sa télévision (plus de 80 % du réseau en dispose pour un coût de 15 € par mois), mais aussi une carte digitale de fidélité qui récompense les clients sous forme de bons d’achat générés sur leur ticket de caisse. Et après la carte de fidélité, c’est désormais le book tactile qui fait son entrée dans les salons. « Il s’agit d’une tablette avec un logiciel propre à l’enseigne qui se remet à jour tous les mois. Elle proposera le magazine de l’enseigne et des visuels de collections classés par thème ainsi qu’un book digital avec les visuels d’attaches, de techniques et bien sûr des offres commerciales. » Enfin, un site groupe référence, depuis 2016, tous les salons Stipa (tarifs, géolocalisation et photos) et propose tous les mois une animation produit et une animation conso. « Mais nous demandons aussi à nos franchisés de faire vivre leur site avec leurs propres animations. » Dès l’an prochain, tous ces services devraient être proposés dans un pack marketing facturé 320 € par an.

 

Le fonctionnement d’un label

Le groupe Stipa, qui compte à ce jour une centaine de salons, a adopté un mode de fonctionnement assez souple avec ses franchisés. « Nous nous comportons plus comme un label que comme une franchise », affirme Grégory Stipa. Ainsi, le mobilier n’est pas imposé chez les franchisés, mais les visuels des collections dans le salon sont obligatoires et surtout les formations (deux par an) aux méthodes de coupes Stipa. « Nous réalisons un baromètre annuel de l’utilisation des outils marketing et communication que nous mettons à disposition de nos franchisés et ceux qu’ils jugent inutiles, nous les supprimons », dévoile avec pragmatisme Grégory Stipa.