PRINTEMPS-ÉTÉ

Rien de tel que les premiers rayons de soleil pour donner envie à vos clientes d’adopter une nouvelle coupe et/ou une coloration. Pour que vous soyez au top sur les propositions que vous allez leur faire, nous vous proposons une sélection des tendances phares de ce printemps-été 2018 repérées dans les collections de vos pairs.

LES SHOWS DU CBM

Vitrine privilégiée des dernières tendances et nouveautés, le salon Coiffure Beauté Méditerranée (CBM) s’est distingué, cette année encore, par une programmation de shows artistiques prestigieux et de haute qualité. De grands noms de la coiffure comme Loris Hug, Raphaël Perrier, Éric Zemmour ou Jean-Michel Faretra se sont succédé sur la scène du parc Chanot, à Marseille (13), pour offrir un aperçu de leur talent devant un public nombreux et enthousiaste. Une édition marquée par de belles performances, mais aussi par de réels instants d’émotion comme lors du show réalisé au profit de l’association caritative Pour un sourire d’enfant, parrainé par le groupe Itsi-Ban.

SHOWS PROVALLIANCE

Organisé au Casino de Paris, le séminaire Franck Provost et Fabio Salsa a réuni plus de 1 200 coiffeurs venus d’Iran, de Corée du Sud, de Chine, de Jordanie, mais aussi d’Europe. À cette occasion Franck Provost a révélé qu’il allait prochainement créer une fondation. Olivia Provost, directrice de la communication du groupe a, elle, dévoilé, le positionnement stratégique de la marque, notamment son affinité avec le cinéma.

SHOWS VOG

Plus de 3 000 personnes étaient réunis au Grand Rex, à Paris, pour la convention annuelle du groupe Vog. À cette occasion, Franck François, le PDG du groupe, a rappelé qu’avec les six marques représentées sur scène, c’est la profession dans son ensemble que le groupe valorise. Invité d’honneur, Bernard Stalter, président de l’Unec, a dévoilé une offre de services exclusive de son organisme pour les franchisés du groupe comprenant, entre autres, une hotline juridique, une assurance fracture et inaptitude professionnelles et des infos en temps réel.

Comment gérer sa consommation personnelle de produits ?

Claire Bailly, dont l’entreprise Le Salon est implantée près de Toulouse (31), s’interroge sur la gestion comptable des produits et plus particulièrement ceux destinés à son usage personnel. Didier Caplan, président fondateur du cabinet de comptabilité ComptaCom, lui répond.

Une obligation légale

« Nombre de coiffeurs sont dans le même cas que vous Claire, car cette question est récurrente chez vos confrères. Il arrive fréquemment que les coiffeurs ne distinguent pas leur consommation personnelle de produits de leur consommation professionnelle. Cette erreur est très souvent due à une méconnaissance de la réglementation en vigueur. Sachez que dans ce cas, vous encourez des sanctions financières de la part de l’Urssaf et de l’administration fiscale. L’achat de produits pour un salon doit permettre de générer un chiffre d’affaires, ce qui entraîne une TVA déductible, or ce n’est pas le cas des produits à usage personnel, d’où une comptabilité séparée. Gardez à l’esprit un principe de base : on ne peut déduire de ses charges que ce qui sert à faire du chiffre d’affaires. »

 

Un outil de gestion

« Les logiciels de caisse sécurisés sont là pour vous aider dans cette gestion dédoublée. La manière la plus simple est de créer une catégorie destinée à comptabiliser ces produits séparément de ceux destinés à l’usage professionnel. Il est à noter que les factures doivent toujours être conservées pendant au moins trois exercices fiscaux, en plus de celui en cours, afin de pouvoir justifier les achats. »

 

Revendre des produits à ses collaborateurs

« Si vous désirez faire profiter vos employés de ces produits, c’est possible en suivant la même méthode de comptabilisation. Il faut cependant respecter deux règles : il ne doit pas s’agir d’une revente à prix coûtant et la réduction ne peut pas être inférieure à plus de 30 % du prix public (pour un prix public à 10 €, vous ne pouvez pas revendre à votre employé pour moins de 7 €). Si cette règle n’est pas respectée, vous risquez un redressement fiscal.

L’utilisation des produits à des fins de concours ou d’entraînement est admise, car elle est susceptible d’augmenter votre renommée et donc votre chiffre d’affaires. Il faut cependant être en mesure de justifier sa participation à ces concours, des quantités utilisées et de présenter les factures d’achat. »

Comment cibler sa clientèle ?

Xavina Rodet-Loew, coiffeuse à domicile près de Marseille (13), constate que ses consultations n’aboutissent pas toujours à une prise de rendez-vous et s’interroge sur le fait de cibler sa clientèle. Évelyne Ageneau et Maggie Manceau, du salon La Kage, à Nantes (44), lui répondent.

Définir son univers

« Votre univers personnel est le tout premier élément à servir de filtre, car il va susciter l’intérêt de vos clients. Lorsque l’on est en salon, l’ambiance et la décoration vont naturellement séduire un certain type de clients. Nous avons, par exemple, établi trois espaces différents non cloisonnés (rock, chic, génération Y) qui correspondent à différentes personnalités. Dans le cas de la coiffure à domicile, vous pouvez proposer des peignoirs colorés ou tout autre accessoire qui vous représentera et vous rendra unique. Il vous faut ensuite décider des prestations que vous désirez effectuer. Nous avons fait le choix de ne pas proposer de services permanente ou barbier. Notre clientèle a donc d’autres attentes. Nous sommes spécialisés dans la coloration (du blond polaire aux rainbow hair) et dans la coupe à sec. Un deuxième filtre s’établit via ce savoir-faire attendu par les clients. N’allez  pas sur le terrain de vos confrères mais créez le vôtre ! »



Définir ses tarifs

« Il est important de mesurer la valeur de votre travail et de vos compétences pour proposer des tarifs adaptés à votre entreprise. Ils doivent tenir compte du coût de revient de chacune de vos prestations et de la marge souhaitée. N’ayez pas peur d’offrir des services plus onéreux que vos concurrents, car votre savoir-faire fera la différence. Nous avons également mis en place le paiement d’un acompte de 50 € lors de la prise de rendez-vous pour les services techniques. Cela nous a permis de cibler la clientèle réellement désireuse de recevoir nos services. Les clients y voient un gage de qualité. »



La consultation

« Il s’agit de la dernière étape de votre ciblage. Elle est essentielle pour comprendre la personne que vous allez coiffer. Durant ce tête-à-tête, vous prenez le temps d’écouter et de proposer une solution adaptée à la demande. Si le client ne veut pas entendre que sa demande n’est pas réaliste selon vous ou demande un rabais, ne l’acceptez pas. Restez certain(e) de ce que vous proposez. Nous pensons que dans le cas de la coiffure à domicile, il est judicieux de ne pas effectuer de consultation sur photos, mais en face à face. En conséquence, facturer le déplacement paraît être adapté, que ce soit en plus de la prestation ou en augmentant le tarif. »

Comment racheter les parts de son associé ?

Associée dans un salon sous le statut de la SARL, Sylvie Poisson désire racheter les parts de sa partenaire. Elle s’interroge sur les démarches légales à réaliser. Corinne Aldama, directrice de l’antenne marseillaise du Centre de Gestion de la Coiffure (Cegeco), lui répond.

Connaître la valeur de son entreprise

« Pour réaliser une cession de parts sociales, faites-vous aider par un professionnel (expert-comptable, avocat ou notaire) qui prendra en compte les spécificités de votre situation et s’occupera des démarches administratives. L’expert-comptable réalisera une évaluation patrimoniale pour connaître la valeur de l’entreprise. Il est impossible d’établir un acte de cession inférieur à 1 €, car le fonds de commerce possède toujours une valeur. Un professionnel garantira qu’une cession à l’euro symbolique n’entraîne pas une requalification en donation. »

 

Connaître les modalités de cession 

« Dans le cas de Sylvie Poisson, il faut se référer aux statuts de l’entreprise qui permettent

de connaître les modalités par lesquelles la fin de l’association est possible. L’assemblée générale se réunit pour acter la cession selon les modalités du scrutin (majorité ou unanimité), le cédant prenant part au vote. Il est conseillé d’assortir le rachat d’une clause de garantie de passif. »

  

Établir l’acte

« La rédaction de l’acte de cession des parts engage juridiquement le professionnel. Son prix est libre, sauf pour les notaires, qui ont un barème national fixe. Au Cegeco, la fourchette de prix est comprise entre 450 et 850 € (HT). L’acte doit être enregistré au service des impôts du domicile de l’une des parties, dans un délai d’un mois. Il faut ensuite déposer les nouveaux statuts au registre du commerce et des sociétés pour respecter la condition d’opposabilité de la cession aux tiers. Tous les types de sociétés, dès lors qu’il y a association (SARL, EURL, etc.), sont concernés, sans distinction de taille et de chiffre d’affaires. »