L’Instant d’Élodie : une diversification réussie

Lassée par les travaux engagés par la municipalité dans le centre de Rouen, Élodie Berthe a vendu son salon implanté à proximité de la cathédrale pour s’implanter en périphérie, à Isneauville (76). L’an dernier, elle a acquis la cellule libre jouxtant son salon pour y développer le toilettage pour chien. Enfin, un dernier emplacement étant disponible, son époux a décidé d’y implanter un Spa Carita. Décryptage d’une diversification réussie.

PROXIMITÉ

Dès la façade tout est dit : le salon montre son enseigne de barbier, car il dispose d’un espace hommes et il jouxte le salon de toilettage pour chiens. « J’ai un petit chien et il n’y avait pas de salon de toilettage à Rouen. Cette proximité est hyperpratique pour les clientes qui déposent leur animal et peuvent tranquillement faire leur coloration ou autre technique pendant le temps du toilettage », explique Élodie Berthe. Autre avantage et non des moindres : l’ensemble dispose d’un grand parking gratuit ! À l’intérieur du salon de toilettage, de nombreux produits et accessoires sont destinés à la revente.

 

REVENTE

Dès l’entrée du salon, les marques partenaires, ghd, Moroccanoil et Kérastase, sont mises en valeur dans des meubles présentoirs qui facilitent la revente. Pour fidéliser sa clientèle Élodie Berthe organise tous les jeudis des afterwork ainsi que des soirées à thème. « Nous attendons ainsi plus de 300 personnes à la soirée de la femme que nous organiserons en juin », révèle-t-elle.

 

ZONE BARBER

Au fond du salon, un espace dédié aux hommes a été isolé pour assurer la tranquillité de la clientèle masculine. Si Élodie Berthe n’a pas encore organisé de soirée dédiée aux hommes, ces derniers bénéficient d’une carte cadeaux. Ils peuvent également gagner des coffrets grâce à des jeux concours organisés sur Facebook. « Le barbier est complet toute la semaine. Cela fonctionne très bien », assure la gérante.

 

SPA

Ambiance feutrée au Spa Carita tenu par Jérôme, le mari d’Élodie Berthe. Afin de pouvoir accueillir une clientèle variée, les prix pratiqués sont accessibles comme les soins visage à partir de 35 € ou l’épilation classique à la cire à partir de 10 €. « Nous disposons d’une salle avec tapis de course et Spa bike qui permet d’accueillir des couples ou des amis qui souhaitent venir à plusieurs. » Malins, Élodie et Jérôme organisent des animations communes au Spa et au salon avec atelier maquillage, mais aussi dégustation de vin ou encore essai de voitures sur le parking. Une façon originale de capter une clientèle mixte.

Cathy Coiffure : une rénovation réussie pour un salon plus petit

Propriétaire de son salon de coiffure mixte installé à Orsay (91) depuis dix-huit ans, Cathy Pinson, qui avait déjà effectué des travaux il y a onze ans, vient de le rénover entièrement. Pour cet établissement de plus de 100 m2, aux normes handicapés et comptant 13 fauteuils, Cathy a réduit la voilure faute de personnel suffisant. Aujourd’hui, la coiffeuse a conservé une superficie moins importante, 65 m2, et en a cédé 25 m2 à une auto-école. Pour les travaux, elle a été accompagnée par Franck Pichereau, de l’entreprise générale H&DC, et, pour l’accessoirisation, par la décoratrice et architecte d’intérieur Élodie Gallais.

UN STYLE AFFIRMÉ

Principale préoccupation de Cathy Pinson, ne pas créer un barbershop, mais un espace au look industriel avec une touche de féminité. Le salon étant installé dans un bâtiment de style 1900, le côté authentique a été conservé et modernisé au travers de matériaux tels le bois, le métal, le verre et les briques. Épuré et chaleureux, l’espace de travail a été restructuré.

 

ACCUEIL 

Dans cette boutique toute en longueur, l’entrée se partage entre le comptoir produits, la caisse et l’espace accueil. Situé à droite, en entrant, le premier est consacré à la marque La Biosthétique choisie pour la qualité de ses produits. En face, les clients disposent d’un espace d’attente cosy.

 

ESPACE TECHNIQUE

Regroupant deux bacs à shampoing – tout le mobilier est signé Cindarella – l’espace technique est adossé à la verrière au fond du salon. Niché derrière celle-ci, le laboratoire, au mur du fond en parement de briquettes, permet aux coiffeuses de faire leur préparation à l’abri des regards.

 

COUPE ET COIFFAGE

Pour sa part, la partie coupe et coiffage occupe le centre de la pièce. Elle se compose de structures suspendues en métal et de caissons en bois ; tous réalisés sur mesure. Un décor peu commun pour un salon de coiffure.

Pour faciliter le travail, les fauteuils sont placés en quinconce, trois à droite, quatre à gauche, dont un (le premier) réservé aux hommes. Celui-ci se distingue par un design différent et un miroir en pied. Les postes de coiffage sont séparés les uns des autres par de grands miroirs ouvragés aux cadres de couleur champagne. Chaque coiffeuse dispose de deux fauteuils, un pour le diagnostic, l’autre pour les soins et/ou le coiffage.

Vog Coiffure peaufine son parcours sensoriel

Après le parcours client, place au parcours sensoriel ! Le groupe Vog est en phase de développement de ce concept qui n’est pas encore harmonisé dans tout le réseau. Découverte.

Pour le groupe Vog, 2018 sera l’année de l’expérience client. Au moment où les consommatrices sont de plus en plus pressées, blasées à force d’être trop sollicitées par de multiples offres et remises, à l’heure de l’hyperdigitalisation et de l’instantanéité, le groupe Vog lance l’année de l’expérience client. « Nous sommes condamnés à changer, à nous différencier toujours plus de nos concurrents, indique Franck François, PDG du groupe. Aujourd’hui, tout le monde dispose d’un parcours clients, voilà pourquoi nous allons plus loin et entraînons nos franchisés sur le chemin du sensoriel. » Et les pistes de travail sont claires : multiplier les connexions émotionnelles avec les femmes, enrichir l’offre, proposer une ambiance, du rêve et du plaisir aux coiffeurs comme aux clientes. Objectif : fidéliser celles qui sont sensibles à des salons différents et accroître le nombre de visites.

 

LES SENS

Pour jouer sur les sens, l’émotion, l’imaginaire, les salons installent, tout d’abord, un bouquet de lys (pour le parfum) à l’accueil. Une attention qui se remarque puisque les clientes le soulignent lorsqu’il n’y en a pas. Ensuite, le groupe propose des diffuseurs de parfums d’ambiance. « Nous avons travaillé avec les étudiants de l’École supérieure du parfum pour concevoir notre parfum. Une fragrance discrète », ajoute Franck François. De même, côté musique, Vog dispose de sa propre bande-son, et les salons proposent aux clientes de toucher et de sentir les produits. Enfin, les soins reposent sous une serviette chaude imprégnée d’une eau florale signée Christian Lénart à choisir parmi trois senteurs : fleur d’oranger, tiaré ou jasmin.

 

LE SERVICE

Jusqu’à présent, les salons offraient un café, désormais ils disposent non seulement d’une machine Nespresso, mais aussi de thés et d’infusions. Sans oublier un élégant pichet d’eau citronnée. « Cela montre à la cliente qu’elle est attendue, reçue, souligne Franck François. Nous sommes d’ailleurs en train de faire imprimer de jolis gobelets en carton. » Le groupe Vog met également en place des partenariats, l’hiver pour des chocolats chauds, l’été pour des eaux détox.

 

L’AMBIANCE

Mot d’ordre dans les salons : une ambiance sereine. Ainsi, ce qui est visible comme la publicité dans le salon ou les écrans ne renvoient pas de couleurs agressives, mais de belles images. Et prochainement des paysages de voyages seront aussi diffusés sur les écrans aux bacs à shampoings. De même, dans l’espace d’attente, les salons proposent des revues luxueuses. 

Need Coiffeurs Créateurs, un salon en appartement

Situé au pied de la cathédrale de Strasbourg, le salon Need Coiffeurs Créateurs a été créé en octobre 2014 par Frédérique Lacroux et David Baehr, respectivement championne de France de coiffure artistique et ex-entraîneur de l’équipe de France de coiffure. Des titres qui attirent et rassurent les clients. Leur philosophie : accueillir tous les types de clients, faire en sorte qu’ils se rencontrent, discutent en toute convivialité dans un lieu cosy. Niché dans un appartement de caractère au 1er étage d’un immeuble du XVe siècle, Need Coiffeurs Créateurs est organisé autour d’un parcours de beauté simple et accessible.

Accueil et diagnostic

La première pièce regroupe le salon d’attente et l’espace diagnostic. Disposant d’une cheminée en marbre, le premier propose lecture, télévision, bar avec des boissons chaudes et fontaine à eau. « S’y ajoute un comptoir dédié au diagnostic où les coiffeurs prennent le temps de parler avec les clientes de leurs attentes et/ou de leurs envies », précise Frédérique Lacroux.

 

Espace technique

Quant à l’espace technique, consacré à la couleur, aux mèches, aux permanentes…, il se compose de deux tables rondes en verre posées sur un tronc, trois chaises transparentes, mais ne comporte pas de miroirs. Ainsi que du bar à coloration, où les coiffeurs font leurs préparations devant les clientes. Le tout dans une ambiance conviviale.

 

Coupe, coiffage et bacs

« Les coupes et le coiffage se pratiquent dans une grande pièce lumineuse qui abrite trois chevalets et six postes de coiffage, poursuit Frédérique Lacroux. Pour le côté nature et bien-être, nous avons disposé de nombreuses plantes dans toutes les pièces. » Les trois bacs du salon, de leur côté, sont installés dans une petite pièce cosy éclairée par des leds qui changent de couleurs. Les produits utilisés, shampoings, soins, sont posés sur un bar.

 

Services complémentaires

Le salon Need Coiffeurs Créateurs dispose d’un fauteuil barbier ainsi que d’une cabine d’esthétique. « Une esthéticienne rejoint notre équipe certains jours en fonction de ses rendez-vous, explique Frédérique Lacroux. Et pour une discrétion totale, nous disposons d’une salle réservée aux clientes ayant besoin d’une perruque. » Enfin, les clientes peuvent grignoter sur place un encas et/ou un dessert commandés chez le boulanger voisin.

Comment faire monter son salon en gamme ?

Faire progresser en qualité son salon n’est pas une étape anodine. Indispensables, le relooking et le changement de mobilier ne font pas tout. Car un changement de décor ne garantit pas la progression du chiffre d’affaires. Il faut se poser les bonnes questions. Et, surtout, ne pas négliger le service ; un thème prochainement abordé dans nos colonnes.

Attention au risque financier

Pour Franck François, PDG du groupe Vog, il ne faut pas se tromper, car « il s’agit d’un investissement important. » Pour sa part, Élodie Gallet de Santerre, responsable de GDS Design, conseille : « S’il est trop onéreux de tout faire en même temps, commencez par dépoussiérer le salon, puis, dans un second temps, changez le mobilier. Ce lifting en deux étapes permet aussi de voir comment évolue le chiffre d’affaires. » Certes, un réaménagement redynamise la clientèle et attire le chaland : les gens sont curieux, en parlent et les ventes progressent. Mais il reste dangereux financièrement.

 

La déco

Si le must est de s’offrir les services d’un architecte d’intérieur, il est également possible de relooker un salon à moindre coût. Comment le dépoussiérer ? En refaisant les peintures et en changeant le sol, par exemple avec du carrelage imitation bois ou des dalles de PVC. « Changer les sols n’est pas compliqué et il existe de très beaux carrelages, poursuit Franck François. Mais soyez attentifs à l’éclairage. Ainsi, des miroirs entourés de LED diffuseront une lumière flatteuse pour le visage. » Enfin, sur les vitrines, adoptez les vitrophanies moins onéreuses.

 

Le mobilier

C’est certain, changer le mobilier donne un coup de jeune au salon. « En cas de budget serré, on peut utiliser des meubles Alinéa, Ikea ou Maisons du Monde, pour stocker shampoings et serviettes, ajoute Élodie Gallet de Santerre. Avec un peu de goût, il est aussi possible de réaliser de jolies choses avec des palettes ou des meubles chinés. Sachez également que les fauteuils de coupe se retapissent et que si changer les bacs est plus onéreux, on en trouve à partir de 600 €. »

André Marassoglou et Sophie Dulas, fondateurs associés du salon Les Minots ont transformé une brasserie en salon de coiffure. « Pour aménager le local, hypercosy, nous avons chiné de nombreux objets, raconte André Marassoglou. En revanche, nous avons investi dans des bacs à shampoing confortables pour que la clientèle soit bien installée. »

 

La clé : une mini-étude de marché

Le meilleur moyen de ne pas se tromper est d’interroger vos clients. « Pendant deux à trois semaines, mettez à leur disposition, à un moment d’attente et sur une tablette tactile, un petit questionnaire proposant de donner leur avis et de faire des commentaires, explique Anaïs Gauthier, fondatrice de l’agence d’architecture intérieur et de design sensoriel éponyme. Il permet de se baser sur le vécu de la clientèle, de recueillir des envies et des attentes auxquelles on ne pense pas forcément. Et, surtout, il évite de partir dans la mauvaise direction. » 

Michel Dervyn Le Barbier, un concept pour les mâles

Parallèlement à ses douze salons mixtes disposant d’un corner barbier, Michel Dervyn a ouvert trois salons Michel Dervyn Le Barbier, uniquement destinés aux hommes, à Levallois-Perret (92), Villeneuve d’Ascq et Lille (59). Dernier en date, le salon lillois est installé dans le centre commercial Euralille, depuis la fin du mois d’août. « Tous sont situés dans des centres commerciaux premium en réponse à une vraie demande des bailleurs désireux de proposer des services spécifiques aux hommes », explique Michel Dervyn.

LE CONCEPT

Il surfe sur le retour en grâce de la barbe amorcée il y a cinq à six ans avec l’arrivée des hipsters. « Aujourd’hui, en effet, les hommes prennent régulièrement soin d’eux (barbe, soins du visage et du crâne), travaillent leur style, recherchent un look, une personnalité », assure Michel Dervyn. En réponse à cette tendance, Michel Dervyn Le Barbier propose, dans un univers à l’anglaise, un bel écrin de 50 m2, en noir et blanc, dédié aux cheveux, à la barbe et au rasage.



L’IMPLANTATION

Ouvert sur la rue grâce à une vitrine de plus de 8 m, le salon s’articule autour d’un banc de coiffure central avec trois fauteuils de chaque côté. S’y ajoutent deux bacs à shampoing, l’accueil-coin caisse avec une hôtesse et l’espace produits. Sans oublier la mise en avant de quelques produits phare en vitrine.



LES SERVICES

Les prestations se partagent entre coupes de cheveux, rasage traditionnel, services moustaches et taille des barbes. Des prestations très techniques comme le visagisme, qui permet d’adapter les coupes et tailles à la forme du visage en respectant l’équilibre des traits. Le salon assure massage du cuir chevelu, savonnage au blaireau, rasage manuel au coupe-chou, dans le sens du poil ou à rebrousse-poil. En conservant le côté cérémonial avec les serviettes chaudes. Le tout grâce à six coiffeurs barbiers bénéficiant d’une solide formation.



LES PRODUITS

En complément des prestations de coiffage, de rasage et de soin de la barbe, Michel Dervyn Le Barbier propose une vaste gamme de produits et d’accessoires de rasage, ainsi que capillaires (soins de rasage et entretien de la barbe, rasoirs, blaireaux, shampoings, parfums, trousses de toilette, brosses à cheveux, sets manucure et pédicure, etc.) au travers des marques Solomon’s Beard, Proraso, Beardilizer, American Crew ou Redken. Au total, les produits représentent un quart du chiffre d’affaires.

Christophe-Nicolas Biot : sa nouvelle maison

Retour aux sources pour l’ambassadeur Wella qui vient d’ouvrir son salon à Mulhouse, à l’emplacement du premier salon qu’il avait ouvert en franchise Courrèges, il y a vingt ans. Un aménagement simple et efficace, dans un style appartement new-yorkais, riche en idées de décoration facilement déclinables dans un salon moins haut de gamme. Revue de détails.

ACCUEIL PERSONNALISÉ

Une entrée simplement décorée par deux arbustes, avec une plaque à la manière des médecins, puis, pour accéder au salon, un escalier décoré de couvertures de magazines avec des stars coiffées par Christophe-Nicolas Biot. La décoration est minimaliste, mais efficace. La cliente, si elle est nouvelle, appréciera de confier sa chevelure à un coiffeur de star. Une idée décoration facilement déclinable en mettant sous verre vos réalisations.

 

ESPACE COIFFURE

Tout en bois, l’espace coiffure a été pensé dans les moindres détails pour le confort des clientes. Ainsi, des poignées sont apposées en bout de table pour leur permettre d’accrocher leur sac à main. Et pour favoriser la revente, tout en gérant l’attente, du maquillage est mis à leur disposition sans oublier la boîte de mouchoirs en papier pour leur permettre de se démaquiller. Elles peuvent ainsi tester, toucher, se familiariser avec les produits… avant de les acheter !

 

ÉTAGÈRES MINIMALISTES

Originales, peu encombrantes et dans un style appartement new-yorkais, les étagères en métal qui décorent le salon assurent une belle visibilité aux produits grâce à leur aspect minimaliste. Une décoration simple et efficace, facile à imiter avec un petit budget.

 

ESPACE BAC

Toujours dans un esprit loft new-yorkais, l’espace bac est séparé du reste du salon par une cloison en Placoplâtre vitrée à mi-hauteur. L’intimité des clientes est ainsi préservée tout en donnant une impression de volume plus importante grâce aux vitres. Tout en briques, le mur de l’espace bac accueille deux étagères en métal sur lesquelles sont posés les tubes de coloration ainsi que des bocaux qui renferment les poudres pour la coloration végétale. À noter : le plafond a été laissé brut pour donner plus de cachet au salon.

 

SALON D’ATTENTE

Il trouve sa place dans un angle du salon avec un canapé moelleux et un fauteuil. En plus des magazines, des livres incitent les clientes à la lecture. À proximité, une étagère minimaliste sur laquelle sont présentées les gammes de produits utilisés dans le salon.

À chaque salon sa couleur

Murs unicolores, multicolores ou recouverts de papier peint. Les décorations d’un salon de coiffure sont multiples. C’est aussi un moyen de le personnaliser et de se différencier de la concurrence. Mais quelle couleur peut correspondre à l’image de votre salon ? Quatre coiffeurs nous expliquent leur choix.

FRÉDÉRIC MENNETRIER : rien que le blanc

Pour ce maître coloriste, le blanc s’est imposé dans le salon qu’il a créé récemment à Paris et baptisé : L’Atelier blanc. « C’est la meilleure façon de parler de la couleur, explique-t-il. La lumière blanche n’est-elle pas la somme de toutes les couleurs ? Je souhaitais proposer une atmosphère, raconter une histoire, théâtraliser le lieu. Et puis le blanc est une couleur à la fois reposante et stimulante. » Mis à part le parquet, tout est blanc : murs, tissus, carrelage, meubles, objets, sièges, etc. Ce qui permet de jouer sur la tonalité et la texture du blanc selon le support. Et tout est repeint deux fois par an. « Il s’agit d’une proposition très extrême, d’une approche différente, d’un concept très abouti, poursuit Frédéric Mennetrier. L’idée est d’être transporté ailleurs. Car le blanc donne une vraie impression de luminosité, de propreté. C’est rassurant. »

 

MASSATO : La vie en bleu

Le coiffeur japonais a pensé son salon parisien du Marais, Massato Colors, un peu comme un atelier d’artiste à l’esprit vintage. La décoration est inspirée des années 1950, les meubles ont été chinés dans des brocantes. « Pour mettre en valeur le mobilier rétro, Massato a choisi de jouer le contraste avec un bleu moderne et chaud, indique Karine Berlioz, directrice marketing, communication et commerciale chez Massato. Ce Pantone 632 C, un beau bleu soutenu et profond avec une pointe de turquoise, se marie parfaitement, avec les touches de bruns et les rouges du décor. L’ensemble coloriel, alliance du ciel et de la terre, crée une ambiance sereine, apaisante et cosy qui invite à la détente. » Le bleu est une couleur chère à Massato. Elle fait écho aux valeurs toutes japonaises qui lui tiennent à cœur : la sagesse, la loyauté, l’onirisme. Au point qu’il vient tout récemment de la décliner sur l’un des murs de son salon de la rue Robert-Estienne dans le 8e arrondissement de Paris.  

 

APRECIAL : en rouge et rose 

Dans ses salons franchisés installés dans les galeries marchandes et spécialisés dans les colorations, Franck Ranéa affiche la couleur avec la base line de son logo : « la coiffure en couleur ». Et ce n’est pas un vain mot puisque les salons Aprecial arborent du rouge, du rose, du fuschia… Le Desigual des coiffeurs en somme. Objectif ? Dédramatiser l’acte de coiffure-coloration et en faire un moment de détente. Apporter de la légèreté, du dynamisme, de l’énergie positive. « Atypique, la décoration des salons Aprecial leur apporte une vraie identité, raconte Franck Ranéa. Les murs et le mobilier sont roses, le carrelage gris clair pour faire ressortir la couleur des murs, la caisse et le dessus des tablettes en stratifié Zebrano couleur bois. Enfin, des placards rouges séparent les postes de coiffage et servent de rangement à tout le matériel. »

 

EXCLUSIF : papier peint vintage

Pour ses salons Exclusif, le groupe Vog a osé le papier peint. Un parti pris décalé aussitôt adopté par les franchisés. « Un succès fou puisqu’en six mois tous les salons ont été refaits », se réjouit Franck François, PDG du groupe Vog. Les murs sont blancs et les lés de papier peint collés du sol au plafond délimitent les postes de coiffage. Chaque adhérent peut choisir entre huit modèles de papiers peints, renouvelés tous les six mois. « Si tous les salons sont conçus sur le même modèle, ces papiers peints différents reflètent la personnalité de nos clients, précise Franck François. Et donnent une ambiance différente à chaque salon. »

L’Atelier Vintage chouchoute les hommes

Quand en 2008, Sheherazade Borreani ouvre L’Atelier Vintage, les barbershops ne sont pas à la mode. Passionnée et avant-gardiste, elle s’installe dans un local de 40 m2 puis déménage, il y a deux ans, dans un salon deux fois plus grand. Le concept architectural s’est développé autour du nom du salon. Il a récemment fait partie des lauréats à la 9e édition du concours Lyon Shop Design, créé par la CCI de Lyon.

ACCUEIL/SALON

Disposant de deux grandes vitrines, L’Atelier Vintage propose un espace accueil d’environ 10 m2 avec télévision, jeux, gameboy, vieux films, etc. Dessiné par Sheherazade Borreani, le mobilier a été réalisé sur mesure dans un style années 1950. Le décor se compose d’objets chinés dans les brocantes, comme des voitures de collection et de maquettes d’avion suspendues. 

 

ESPACE COIFFURE

L’espace coiffure-barbier, de quelque 45 m2, accueille cinq postes de travail dans une atmosphère conviviale et intimiste. « Nous aurions pu installer davantage de fauteuils, souligne Sheherazade Borreani, mais j’ai souhaité préserver l’intimité des clients. » Des clients auxquels, l’équipe prodigue des conseils personnalisés « notre valeur ajoutée, notre marque de fabrique ».

 

ESTHÉTIQUE

L’Atelier Vintage abrite un espace esthétique (25 m2) équipé de deux cabines et d’une salle de bains. Dans cet espace zen, avec musique douce et bougies parfumées, l’esthéticienne pratique épilations, soins des mains et des pieds, modelage du corps et du visage, etc.

 

PRODUITS

À L’Atelier Vintage, la revente de produits de coiffage et d’accessoires de barbier est importante. Sheherazade Borreani a choisi de se démarquer de la concurrence. Et travaille avec des marques bénéficiant d’une certaine notoriété : la britannique Crabtree & Evelyn, la marque française bio Osma, ainsi que les shampoings et produits de coiffage American Crew.

Mettez votre salon en conformité avec la norme handicapé

Depuis la loi du 1er janvier 2015, la règle est simple : les commerces et établissements recevant du public doivent être accessibles à tous, et notamment aux personnes handicapées, quel que soit leur handicap, ou à mobilité réduite (PMR). Voici les aménagements à mettre en place sachant que toutes les prestations proposées dans le salon sont concernées. À défaut, vous encourez une amende de 1 500 € (3 000 € en cas de récidive ; 15 000 € pour une personne morale).

La porte d’entrée

La porte d’entrée doit mesurer 90 cm de large (passage utile d’au moins 83 cm) avec un espace de manœuvre 170 cm si elle est poussée et 220 cm si elle est tirée. Le seuil, lui, ne doit pas dépasser 2 cm de haut. L’alternative ? Une rampe fixe, installée dans un sas, amovible ou pliable. Dans ce cas, une sonnette fixée à 80 cm de haut permet d’appeler un salarié qui déploiera la pente escamotable.

 

Le comptoir et la circulation dans le salon

Le comptoir d’accueil, 80 cm de haut et 30 cm de profondeur, doit comporter l’affichage lisible des tarifs. Dans le salon, l’accès doit être libre de tout obstacle pour les personnes à mobilité réduite, en fauteuil ou atteintes de déficience visuelle. Le cheminement de circulation est au minimum de 140 cm (120 cm entre deux meubles). Pensez aussi à un éclairage ni trop éblouissant ni trop sombre, ainsi qu’au contraste des couleurs entre le sol et les murs.

 

Le bac et le poste de coiffage

S’il suffit d’un bac et d’une place de coiffage accessible, prévoyez un espace d’usage de 130 x 80 cm. Pour le bac à shampoing, vous avez le choix entre un fauteuil avec accoudoir amovible, une cuvette seule permettant au fauteuil roulant de s’y adosser ou un bac nomade.

 

L’étage

Votre salon dispose d’un étage ? Vous devez alors proposer les mêmes services sur les deux niveaux. Sinon, l’étage doit être accessible : escalier avec mains courantes adaptées distantes de 120 cm l’une de l’autre, nez de marche de coloris différents pour la première et la marche palière. Vous pouvez aussi les équiper de bandes podotactiles. Dernière solution : un ascenseur.

 

Les toilettes

Dans le cas de sanitaires réservés au personnel, il y a aucune obligation, en revanche la mise aux normes est obligatoire pour les toilettes accessibles au public. Tout d’abord, la rotation du fauteuil doit être possible dans ou devant le local. Ensuite, le lavabo (80 cm de hauteur pour le haut, 70 pour le dessous) sera équipé d’un robinet mitigeur adapté et d’un siphon décalé. Enfin, le siège des toilettes (45 cm de haut) est installé à 40 cm du mur latéral. Sans oublier la poignée de porte adaptée fixée à une hauteur de 100 cm.