Anaïs Guérin

Élève en BTS métiers de la coiffure, Anaïs Guérin s’est distinguée par son implication dans la création d’un salon éphémère à la Maison des parents de l’Institut Gustave-Roussy, à Villejuif. Un concept qui lui a valu de remporter le 1er prix du concours ApprentiStars.

Une vocation tardive

C’est sur le tard, et un peu par hasard, qu’Anaïs Guérin se découvre une passion pour la coiffure. « Étudiante en section sport-études, catégorie danse classique, j’ai décidé de tout arrêter du jour au lendemain, précise-t-elle. Je me suis envolée pour les États-Unis, où j’ai de la famille, et j’ai travaillé trois mois dans le salon de coiffure de ma tante : ce fut une révélation. J’ai été séduite par l’aspect artistique du métier et par le contact privilégié avec la clientèle. » Anaïs Guérin décide de rentrer en France pour reprendre les études, et s’inscrit au CFA 94, à Saint-Maur-des-Fossés (94), où elle obtient son CAP et son BP. Mais elle ne s’arrête pas là et poursuit sa formation en BTS métiers de la coiffure…

 

Un salon éphémère

C’est lors de son cursus scolaire qu’elle se voit proposer de participer à une journée de bénévolat à la Maison des parents de l’Institut Gustave-Roussy, à Villejuif (94), spécialisé en cancérologie pédiatrique. Cet événement, organisé une fois par an, a pour but d’apporter un peu de réconfort aux parents des enfants atteints de cancer et soignés dans ce centre. « J’ai constaté que nous faisions beaucoup de bien aux parents que l’on coiffe, mais aussi aux enfants, qui sont contents de voir qu’on prend soin de leur maman ou de leur papa, explique-t-elle. J’ai trouvé dommage de résumer tout cela à une seule journée dans l’année, c’est pourquoi  j’ai œuvré avec mon école pour que ce salon éphémère soit ouvert tous les dimanches à la Maison des parents. » Anaïs Guérin compte aujourd’hui onze bénévoles à sa charge, tous élèves au CFA 94, pour assurer une rotation au salon éphémère.

Son action a, par ailleurs, été récompensée par la Chambre des métiers du Val-de-Marne, qui lui a décerné le 1er prix du concours ApprentiStars, doté de 800 €, qu’elle a reversés à la Maison des parents. « Nous avons la chance d’être sponsorisés par Wella qui nous fournit des produits, mais il nous manque du matériel comme un bac à shampoing, poursuit Anaïs Guérin. Notre but est de créer un salon définitif avec un vrai poste de coiffage et une infrastructure autour qui soit vraiment adaptée. » Son autre souhait est de voir le salon éphémère décliné un peu partout en France, dans d’autres Maisons des parents.

 

BTS Métiers de la Coiffure

À la suite du CAP et du BP, Anaïs Guérin fait le choix de s’inscrire au BTS métiers de la coiffure afin d’acquérir les compétences managériales et entrepreneuriales indispensables à tout gérant de salon. « Selon moi, savoir coiffer n’est pas suffisant, précise-t-elle. Ce BTS permet d’avoir des connaissances approfondies et d’orienter vers les métiers environnants à celui de coiffeur, en ouvrant beaucoup de portes dans le milieu. » Grâce à ce BTS, Anaïs Guérin a intégré la société Wavy, où elle est commerciale en alternance. « Wavy a mis au point une application novatrice. L’idée est de révolutionner le secteur informatique des logiciels de la coiffure. Ce qui me plaît chez Wavy, c’est le côté start-up avec l’envie d’aller toujours plus loin dans l’accompagnement des coiffeurs dans la gestion de leur salon. » Quant à l’avenir : « Je souhaiterais aller à l’étranger afin de découvrir une ville, un pays, où Wavy n’est pas encore présent. Car je crois réellement que leur produit est promis à un avenir brillant ! »

Clothilde Roussel

Volontaire, ambitieuse et talentueuse, Clothilde Roussel, membre de l’Equipe de France depuis 2014, a raflé plusieurs médailles en individuel et par équipe. Elle nous dévoile ses passions, ses projets et ses sources d’inspiration.

Compétitrice dans l’âme

Si le goût de la coiffure lui est venu très tôt dans l’enfance, Clothilde Roussel a d’abord hésité à se lancer dans une carrière de fleuriste, avant de choisir d’exercer la profession de coiffeuse. « Je souhaitais exercer un métier avec du relationnel, mais qui me permette aussi et, surtout, de faire de la compétition, c’était primordial. J’ai toujours été une compétitrice dans l’âme et, très jeune, je me suis orientée de préférence vers des sports qui me permettaient de me mesurer aux autres, comme la gymnastique ou le BMX. Et déjà, à cette époque, je n’aimais pas perdre ! » C’est donc tout naturellement que Clothilde Roussel a concentré ses efforts et son talent pour intégrer l’Équipe de France, dont elle fait partie depuis trois ans.



Évacuer les tensions

Le sport a toujours tenu une place importante dans la vie de Clothilde Roussel, et c’est encore le cas aujourd’hui. « Contre le stress et la tension liés aux concours et aux heures de préparation, j’aime m’adonner au sport, précise-t-elle. Je pratique surtout la course à pied et le fitness, mais je fais aussi du quad, c’est une véritable passion qui me permet de me vider la tête. » Côté promenade, la ville de Nantes figure parmi ses favorites.


« J’apprécie d’aller à Nantes (44) de temps à autre, notamment lorsque je rends visite à l’une de mes coéquipières qui y vit. C’est une très belle ville où je me sens bien et où j’aime me ressourcer. J’aime aussi observer la rue et m’inspirer des coiffures des passantes… D’autant plus qu’ à Compiègne (60), où je travaille, les gens manquent d’originalité ! »




Des réseaux sociaux omniprésents

« Bien des coiffeurs m’inspirent, mais aucun en particulier ! » Ainsi, Clothilde Roussel suit de nombreux coiffeurs français et étrangers sur Facebook et Instagram. « Si on n’est pas curieux de connaître toujours de nouvelles tendances, on ne doit pas faire ce métier, précise-t-elle. Je navigue sur les réseaux sociaux chaque jour, notamment lors de championnats. »




Formation et transmission

Ouvrir et gérer son propre salon ne figure pas actuellement parmi les projets de Clothilde Roussel, qui se sent davantage attirée par la formation. « Je souhaite transmettre ma passion, mon amour du métier et de la compétition à des jeunes. Être formatrice pour l’Équipe de France ou pour une grande marque de coiffure me plairait beaucoup. De même, je serais ravie d’être l’ambassadrice d’une marque et la représenter en France et à l’étranger. » Affaire à suivre…

Alix Darles

Originaire d’Aix-en-Provence et membre de l’Équipe de France, elle a été sacrée vice-championne du monde par équipe seniors dans la catégorie coiffure hommes. Un début très prometteur pour cette jeune fille ambitieuse aux nombreux rêves et projets.

La passion chevillée au cœur

Dès sa plus tendre enfance, Alix Darles est attirée par la coiffure. « Lorsque j’étais en vacances chez ma grand-mère, j’observais sa coiffeuse qui me fascinait, explique-t-elle. J’ai ressenti très tôt l’envie de coiffer. » C’est à 14 ans qu’elle prend la ferme décision d’en faire son métier. « Mes parents étaient un peu inquiets. Ils m’ont d’abord amenée sur des salons des métiers, puis, lorsqu’ils ont vu que j’étais décidée, ils m’ont beaucoup encouragée. » Dès lors, les événements s’enchaînent rapidement. « Au cours de ma première année de BP l’un de mes professeurs m’a suggéré de passer des concours… J’ai été emballée par l’idée et me suis lancée ! » Entraînée par Alexandre Monteil, ancien membre de l’Équipe de France, elle débute avec succès les concours, puis intègre l’Équipe de France peu de temps après. « J’ai la chance aussi d’être soutenue par mon patron, Éric Megna, gérant du salon Hugo Coiffure, à Salon de Provence. Un soutien qui est, pour moi, capital ! »



Les calanques de Marseille

Née à Aix-en-Provence, Alix Darles connaît sa région par cœur, notamment le coin des calanques de Marseille et Cassis qu’elle affectionne particulièrement. « Les entraînements et les concours sont source de stress, explique-t-elle. Lieu unique, à la fois magnifique et reposant, les calanques et les petites criques de la région me permettent de me ressourcer. » Côté sport, Alix Darles affiche une passion pour la danse moderne.

 

Les réseaux sociaux

Passionnée de mode, Alix Darles surfe beaucoup sur les réseaux sociaux pour suivre le travail de stylistes, couturiers et designers. « C’est pour moi une source d’inspiration infinie, souligne-t-elle. Je suis également les people qui lancent régulièrement des tendances. » Côté coiffeurs, elle reconnaît un penchant particulier pour le travail de Mazella & Palmer, et leurs coupes très géométriques. « Cependant, chaque coiffeur a son style, sa personnalité, sa façon de s’exprimer… Et c’est cette incroyable variété dans ce métier qui réussit à m’inspirer ! »





Les voyages et rencontres

Dès son arrivée en Équipe de France, Alix Darles a multiplié les rencontres et voyagé à l’étranger. « C’est très enrichissant et source d’inspiration de rencontrer des gens qui font le même métier que moi à travers le monde. Dans le futur, je souhaite continuer à voyager et à m’enrichir de ces rencontres. Je réfléchis déjà aux solutions qui s’offrent à moi. Travailler en tant qu’ambassadeur pour une grande marque pourrait être une piste… Mais j’ai l’intention de saisir toutes les opportunités qui me permettront de continuer à partir à l’étranger ! »

Mathilde Javerliac

Intégrée dès ses débuts dans un salon de coiffure pour hommes, Mathilde Javerliac se découvre une vraie passion. Entrée dans l’Équipe de France en 2016 avec la spécialisation homme, elle est promise à une belle carrière. Rencontre…

Passion dès l’enfance

Lorsqu’elle était petite fille, Mathilde Javerliac hésitait entre trois professions : trapéziste, vétérinaire et coiffeuse. C’est finalement cette dernière option qui a prévalu sur les autres. « Mes sœurs faisaient de la gymnastique et je m’amusais à leur faire des nattes et des chignons avant l’entraînement ou les compétitions, explique-t-elle. Je me suis aperçue que ça me plaisait beaucoup. En classe de 3e, je coupais les franges de mes copines. J’ai compris assez tôt que je m’épanouirais dans ce métier. »

 

Spécialisation homme

Peu après l’obtention de son brevet professionnel, elle intègre le salon Roussel for Men, à Châteauroux. « J’ai été obligée de m’investir à fond pour atteindre l’excellence. Et c’est naturellement que je me suis lancée dans les concours avec la spécialisation homme. » Son patron, Pascal Roussel, ex-champion du monde de coiffure catégorie homme, l’accompagne aux Championnats d’Europe à Paris, où se fait le déclic. « J’ai commencé par des concours régionaux, puis j’ai été invitée à m’entraîner avec l’Équipe de France, que j’ai

finalement intégrée en mai 2016. »
Et lorsqu’on lui demande ce qu’elle apprécie dans la coiffure homme, Mathilde Javerliac répond sans hésiter : « J’aime la rigueur et la précision qu’elle demande, car le moindre faux mouvement, le plus petit coup de ciseaux imprécis va faire un trou. Il faut donc être très pointu, encore plus qu’avec une coiffure pour femme. »





CrossFit et cinéma

« Le CrossFit combine force et rapidité, indique Mathilde Javerliac. C’est un sport qui permet à la fois d’extérioriser le stress et de se détendre en profondeur. » Parallèlement, elle a un autre loisir : le cinéma. « J’aime particulièrement les trilogies et les séries qui nous plongent dans un univers féerique. Twilight est sans aucun doute le film qui m’a le plus inspirée. »





Des idoles et des projets

« Les gens qui m’entourent et m’aident à progresser comme Raphaël Perrier, mon patron ou mes entraîneurs sont pour moi des modèles à suivre. Par ailleurs, je suis sur Facebook ce que fait Maxime Redon, Toni & Guy ou encore La Barbière de Paris, dont j’admire beaucoup le travail. » Côté projets, Mathilde Javerliac se dit très ouverte. « Je souhaite faire de la formation, créer des lignes de coiffure et ouvrir mon propre salon… spécialisé pour homme, bien sûr ! »



Estelle Le Bouëdec

C’est à la suite de plusieurs concours régionaux auxquels elle participe avec succès, que le talent de la jeune Estelle Le Bouëdec est remarqué. Elle intègre l’Équipe de France, en 2013, et collectionne depuis les titres et médailles. Elle nous livre ses sources d’inspiration.

Un mentor

Si on lui demande quelle est son idole dans le métier, Estelle Le Bouëdec répond : « Raphaël Perrier, sans hésiter ! À ce jour, il est l’un des coiffeurs les plus médiatisés et les plus connus, et on a la chance, en Équipe de France, de l’avoir souvent à nos côtés. Raphaël Perrier est l’une des personnes les plus importantes pour moi sur le plan professionnel. Je l’admire beaucoup pour son talent, mais également pour ce qu’il apporte au monde de la coiffure. »

 

Des liens solides

« Lorsque l’on choisit de se consacrer aux concours, il n’y a pas beaucoup de place pour autre chose, explique-t-elle. Ces dernières années, je ne vis que pour la coiffure, mais c’est un choix. Bien sûr, j’ai des amis en dehors de ce milieu, mais les liens que je crée avec les personnes qui font équipe avec moi sont particulièrement forts. On se voit tous les week-ends et ils deviennent un peu une deuxième famille. On vit les mêmes moments intenses et on se comprend parfaitement. » Pour Estelle Le Bouëdec, il est difficile de couper ces liens, c’est un peu aussi ce qui l’a poussée à continuer à faire des concours. « Cette bonne entente est un véritable moteur. On sait que lorsqu’on décide de quitter l’Équipe de France, on n’aura plus l’occasion de se voir très souvent, d’autant que nous sommes tous issus de régions différentes. Pour moi, ces liens sont un réel moteur qui me pousse en avant ! » Côté inspiration, elle  reconnaît aussi se brancher régulièrement sur les réseaux sociaux, notamment sur Pinterest et Instagram, où elle suit des coiffeurs influents dans le monde entier.

 

Le chignon

C’est la catégorie dans laquelle Estelle le Bouëdec a choisi dès le début de concourir. « C’est à la fois très artistique et très créatif. C’est un domaine dans lequel j’ai toujours eu le sentiment de pouvoir m’exprimer pleinement. En salon, on peut se permettre de proposer beaucoup de choses différentes à la cliente, et également de la surprendre avec des compositions originales. J’ai vraiment beaucoup appris sur le chignon grâce aux concours ces dernières années, et je compte me dépasser toujours plus dans ce domaine. »

 

La transmission

Parmi ses projets, la formation est quelque chose qui lui tient à cœur. « Je fais déjà de la formation pour des organismes de ma région, précise Estelle le Bouëdec. Cela me plaît et j’aimerais continuer dans les prochaines années. C’est important pour moi de transmettre aux jeunes ce qu’on m’a appris, mais aussi de communiquer l’envie de faire des concours et de se dépasser… Préparer et participer aux concours est une expérience unique et enrichissante, que je prends plaisir à partager. J’observe avec plaisir que certains jeunes talents sont prêts à suivre cette voie… La relève est assurée ! »

Mathieu Léger

Membre de l’Équipe de France depuis quatre ans, Mathieu Léger est un passionné multimédaillé, qui aspire à travailler sur des comédies musicales et des tournages de films. Ce jeune artiste d’exception nous livre ses sources d’inspiration.

Les Années folles

Pour ce jeune passionné, l’époque des années 1920 ou Années folles, en termes de style vestimentaire et de coiffure, est particulièrement riche et constitue une source inépuisable d’inspiration. « Les coiffures à base de crans, très classes, m’ont toujours beaucoup plu, explique-t-il. J’adore aussi les robes et les accessoires chics, et je suis assez fan du charleston, cette danse très entraînante qui était à la mode dans ces années délirantes…C’est vraiment un tout qui me séduit. Gastsby le Magnifique, réalisé par Baz Luhrmann, avec Leonardo DiCaprio, figure parmi mes films favoris, car il évoque cette époque unique qui me fascine tant ! » De même, Mathieu Léger reconnaît être attiré par la haute couture : il admire particulièrement les collections de Dior et Chanel, qui sont de loin ses marques préférées.

 

Une passion qui prend sa source en enfance

« Depuis mon plus jeune âge, je me suis senti attiré par ce métier, explique Mathieu Léger. La coiffure est la première chose que l’on regarde chez les gens, et j’adore relooker. Je n’ai jamais caressé d’autre rêve que celui d’être coiffeur, mais j’aime particulièrement l’aspect artistique du métier, c’est pourquoi je m’investis dans les concours. » Si Mathieu n’est pas issu d’une famille de coiffeur, il reconnaît être soutenu par les membres de sa famille… « Même s’ils ne comprennent pas toujours ce qu’est un concours et l’énergie que cela exige ! »





Se ressourcer avec ses amis

Pour Mathieu Léger, quel que soit le temps consacré aux concours, il est indispensable de voir ses amis. « Le plus souvent, je sors avec des amis coiffeurs qui font eux-mêmes des concours. On se comprend, car on traverse les mêmes épreuves et on a la même passion. De belles amitiés se nouent, car on vit des moments forts ensemble, que personne ne peut comprendre. On passe des soirées inoubliables qui nous permettent de décompresser, mais nos sorties participent aussi à souder l’équipe ! »





Des grands noms et des rêves

Parmi les coiffeurs qui inspirent Mathieu Léger, citons Guy Tang pour son exceptionnelle maîtrise des couleurs. « De même, je suis un grand admirateur de Ludovic Geheniaux, ambassadeur Eugène Perma, que je suis sur Facebook. » Côté projets, Mathieu Léger sait déjà comment orienter la suite de sa carrière : « Lorsque j’aurai fini les concours d’ici un ou deux ans, je veux m’inscrire dans une école de perruquier posticheur pour travailler sur les comédies musicales ou dans le cinéma… De même, je compte suivre une formation sur le maquillage effets spéciaux : c’est un peu lié et complémentaire. J’envisage ensuite m’installer sur Paris pour intégrer ce milieu : c’est mon principal objectif ! »

Andréa Barrachon

Avec deux médailles d’or en individuel décrochées aux Championnats du Monde à Paris, en septembre dernier, Andréa Barrachon, qui a intégré l’Équipe de France en 2015, compte bien poursuivre sur sa lancée ! Elle nous dévoile ses ambitions en exclusivité…

De l’enfance à l’Équipe de France

Si Andréa Barrachon s’est passionnée pour la coiffure dès son plus jeune âge, elle a aussi très tôt caressé le rêve d’entrer dans l’Equipe de France. « Je ne ratais jamais une émission ou un reportage à la télé qui parlait de coiffure et de défilés, explique-t-elle. Je me sentais faite pour les concours, et intégrer l’Equipe de France faisait partie de mes ambitions. » C’est après avoir obtenu son CAP en 2012, puis son BP en 2014 à Chambéry (73), que le rêve devient réalité. Romain Mouynet, entraîneur de l’Équipe de France, remarque son travail et sa créativité lors d’un concours régional en 2015, à Bourg-en-Bresse (01). Elle intègre alors l’Équipe de France en coiffure dames catégorie technique. « J’ai attaqué les entraînements en octobre 2015 et m’y suis consacrée totalement. Mes efforts ont payé, car j’ai été sélectionnée en mars 2016 pour participer aux Championnats du monde à Séoul, en Corée. Puis j’ai été retenue en septembre de la même année pour participer aux Championnats d’Europe à Paris, où j’ai obtenu deux médailles d’or en individuel et une médaille d’or par équipe. »

 

Des sources d’inspiration variées

Raphaël Perrier, Céline Antunes ou encore Gianni Gandini sont en tête des coiffeurs qui inspirent Andréa Barrachon. « Ce sont des coiffeurs remarquables, qui sont notamment très forts en artistique ! » Et lorsqu’on lui demande quels sont les types de coiffure qui permettent d’exprimer au mieux sa créativité, elle répond sans hésiter : « J’aime particulièrement les chignons, mais j’adore aussi la coupe courte : ce sont des exercices où je peux m’exprimer librement. » Enfin, la Haute Coiffure Française (HCF) est également pour Andréa Barrachon, une source inépuisable d’inspiration.



Des projets à foison

« À long terme, je souhaiterais travailler sur des shows et des défilés, et intégrer l’univers de la HCF. Parallèlement, je tiens à me lancer dans l’aventure Meilleur Ouvrier de France (MOF) : je sais que c’est difficile et que cela demande une préparation intensive de trois ans, mais je suis extrêmement motivée. Faire partie de l’Équipe de France m’a permis d’acquérir une grande rigueur et de faire un grand pas en avant pour espérer un jour devenir l’un des MOF ! »

Andréa Barrachon

Avec deux médailles d’or en individuel décrochées aux Championnats du Monde à Paris, en septembre dernier, Andréa Barrachon, qui a intégré l’Équipe de France en 2015, compte bien poursuivre sur sa lancée ! Elle nous dévoile ses ambitions en exclusivité…

De l’enfance à l’Équipe de France

Si Andréa Barrachon s’est passionnée pour la coiffure dès son plus jeune âge, elle a aussi très tôt caressé le rêve d’entrer dans l’Equipe de France. « Je ne ratais jamais une émission ou un reportage à la télé qui parlait de coiffure et de défilés, explique-t-elle. Je me sentais faite pour les concours, et intégrer l’Equipe de France faisait partie de mes ambitions. » C’est après avoir obtenu son CAP en 2012, puis son BP en 2014 à Chambéry (73), que le rêve devient réalité. Romain Mouynet, entraîneur de l’Équipe de France, remarque son travail et sa créativité lors d’un concours régional en 2015, à Bourg-en-Bresse (01). Elle intègre alors l’Équipe de France en coiffure dames catégorie technique. « J’ai attaqué les entraînements en octobre 2015 et m’y suis consacrée totalement. Mes efforts ont payé, car j’ai été sélectionnée en mars 2016 pour participer aux Championnats du monde à Séoul, en Corée. Puis j’ai été retenue en septembre de la même année pour participer aux Championnats d’Europe à Paris, où j’ai obtenu deux médailles d’or en individuel et une médaille d’or par équipe. »

 

Des sources d’inspiration variées

Raphaël Perrier, Céline Antunes ou encore Gianni Gandini sont en tête des coiffeurs qui inspirent Andréa Barrachon. « Ce sont des coiffeurs remarquables, qui sont notamment très forts en artistique ! » Et lorsqu’on lui demande quels sont les types de coiffure qui permettent d’exprimer au mieux sa créativité, elle répond sans hésiter : « J’aime particulièrement les chignons, mais j’adore aussi la coupe courte : ce sont des exercices où je peux m’exprimer librement. » Enfin, la Haute Coiffure Française (HCF) est également pour Andréa Barrachon, une source inépuisable d’inspiration.



Des projets à foison

« À long terme, je souhaiterais travailler sur des shows et des défilés, et intégrer l’univers de la HCF. Parallèlement, je tiens à me lancer dans l’aventure Meilleur Ouvrier de France (MOF) : je sais que c’est difficile et que cela demande une préparation intensive de trois ans, mais je suis extrêmement motivée. Faire partie de l’Équipe de France m’a permis d’acquérir une grande rigueur et de faire un grand pas en avant pour espérer un jour devenir l’un des MOF ! »

Quentin Lafforgue

C’est après un triomphe au concours Hair Master du Festival Métamorphose, en 2013, et une expérience réussie dans l’univers de Christophe Durand, à Genève, que Quentin Lafforgue se lance définitivement dans la coiffure studio. Il nous livre les étapes de son parcours et ses sources d’inspiration.

Révélation MCB

Quentin Lafforgue s’est d’abord orienté vers des études de couture. « J’ai suivi un cursus dans la couture et obtenu divers diplômes. Mais j’ai finalement abandonné, car je trouvais ce secteur beaucoup trop industrialisé : mon rêve était de faire de la création. » Il pense alors à arrêter l’école, mais sa mère, coiffeuse, lui propose de l’accompagner au Mondial de la coiffure, à Paris. « J’avais alors 18 ans, et le MCB a été une vraie révélation : les défilés, les mannequins, les podiums…Tout concordait avec ce à quoi j’aspirais. » Quentin Lafforgue part donc en apprentissage avec sa mère, puis dès sa 2e année, elle le pousse à participer au concours Hair Master du Festival Métamorphose, organisé par Titus Devos, à Béziers (34). « Je suis sorti gagnant de la catégorie “Avant-garde” et j’ai obtenu le “coup de cœur” du jury. À la clé, un prix exceptionnel : un stage chez le coiffeur studio Christophe Durand, à Genève ! »

 

Option coiffure studio

Avec ce dernier, Quentin Lafforgue découvre l’assistanat studio. Au terme de son stage, Christophe Durand lui propose de rejoindre son équipe. Il travaillera à ses côtés pendant plus d’un an, avant de décider d’entrer chez Medley. « J’avais soif d’acquérir la méthode de coupe anglo-saxonne. Chez Medley, je me suis perfectionné en acquérant toutes les techniques. » Mais après une année, Quentin Lafforgue quitte l’équipe de Patrick Ahmed pour créer sa propre entreprise en coiffure studio, à Paris.

 

Inspirations multiples

« Je m’inspire beaucoup de la mode, de la publicité, de l’architecture, et j’aime chiner dans les galeries d’art, mais j’ai aussi un penchant pour la musique. Côté coiffure, je suis attiré par l’avant-garde avec une préférence pour les looks dark ou androgyne. Et parmi les coiffeurs que j’admire, Pierre Saint-Sever, Angelo Seminara ou Anthony Mascolo sont placés en tête. » Si Quentin Lafforgue aime le côté trépidant de la capitale et les opportunités qu’elle offre, il apprécie également de se ressourcer dans son Sud-Ouest natal. « La vie parisienne peut faire oublier d’où l’on vient. C’est essentiel pour moi de me reconnecter régulièrement avec mes racines. »

 

Projets et aspirations

Bien qu’il ne renonce pas aux concours, Quentin Lafforgue admet que faire prospérer son entreprise de coiffure studio est aujourd’hui sa priorité. « Enfin, l’un de mes rêves est de voyager grâce à mon métier, conclut-il. Aussi, décrocher des contrats internationaux dans les prochaines années va faire partie du challenge. Ce que j’aime dans ce métier, c’est d’être dans l’action et toujours en mouvement ! »

Erwann Palumbo

Sacré champion de France lors de la 2e édition du Barber’s Meeting qui s’est tenue à Montpellier, en avril dernier, Erwann Palumbo poursuit sur sa lancée et vient d’être nommé ambassadeur de la marque Men Stories. Talentueux et persévérant, il nous dévoile les étapes de son parcours, ses passions et ses sources d’inspiration.

Céline Antunes, sa sœur et son mentor

Issu d’une famille de coiffeurs, Erwann Palumbo est le frère de Céline Antunes, coiffeuse de renom et ambassadrice Schwarzkopf Professional. « Céline a été mon seul et unique maître d’apprentissage, elle m’a tout appris. Elle m’a permis de mettre un pied dans le monde artistique, et j’ai fait toutes mes premières scènes avec elle : MCB, Métamorphose… Je lui dois énormément. » En 2005, le frère et la sœur décident de s’associer pour ouvrir ensemble le salon 52e Avenue, à Seyssins (38). « L’aventure durera près de dix ans avant que je ressente le besoin de voler de mes propres ailes. En 2014, j’ai ouvert mon propre salon, The R’Shop, à Varces-Allières-et-Risset (38), dans lequel j’ai créé et aménagé un barber shop : un étage entier consacré à mon métier de barbier. J’ai la chance d’être épaulé dans cette aventure par une équipe très dynamique.»

 

Le mythe du barbier américain

C’est en autodidacte qu’il a acquis peu à peu les bases du métier de barbier. « J’ai été particulièrement inspiré par les coiffeurs de Schorem, des Néerlandais qui sont devenus des barbiers très célèbres. J’ai passé des heures entières à regarder leurs vidéos et à analyser leurs techniques de coupe. J’ai eu un vrai coup de cœur pour leur travail et ils m’ont donné envie de m’engager dans cette voie. De même, je me suis beaucoup inspiré des barbiers américains : aux États-Unis, c’est une activité qui n’a jamais cessé d’exister. Cela représente aussi pour moi un rêve d’enfant : l’un de mes souhaits les plus chers est d’y ouvrir un barber shop. »

 

Le sport, pour évacuer le stress

« Mon vrai moment de détente est le sport. Je pratique beaucoup d’activités sportives à côté de ma vie professionnelle, avec une préférence pour le rugby et la course à pied. Le métier de coiffeur-barbier est très prenant et demande beaucoup de concentration : le sport me permet d’évacuer la pression et le stress de la journée. »

 

Se ressourcer en famille

Pour Erwann Palumbo, le cocon familial est un refuge indispensable pour se ressourcer et repartir du bon pied. « J’aime passer mes week-ends auprès de mon épouse Géraldine et de mes trois enfants. Mon épouse me soutient depuis mes débuts. Elle a toujours cru en moi et a su me remonter le moral dans les moments difficiles : elle compte énormément dans ma réussite professionnelle. On dit qu’il y a toujours quelqu’un derrière une personne qui réussit ; en ce qui me concerne, c’est mon épouse. » Et lorsqu’on demande à Erwann Palumbo s’il a une devise, il répond sans hésiter : « Toujours avancer et persévérer, car aucun obstacle n’est insurmontable quand on travaille et que l’on croit en soi ! »