Anaïs Guérin

Élève en BTS métiers de la coiffure, Anaïs Guérin s’est distinguée par son implication dans la création d’un salon éphémère à la Maison des parents de l’Institut Gustave-Roussy, à Villejuif. Un concept qui lui a valu de remporter le 1er prix du concours ApprentiStars.

Une vocation tardive

C’est sur le tard, et un peu par hasard, qu’Anaïs Guérin se découvre une passion pour la coiffure. « Étudiante en section sport-études, catégorie danse classique, j’ai décidé de tout arrêter du jour au lendemain, précise-t-elle. Je me suis envolée pour les États-Unis, où j’ai de la famille, et j’ai travaillé trois mois dans le salon de coiffure de ma tante : ce fut une révélation. J’ai été séduite par l’aspect artistique du métier et par le contact privilégié avec la clientèle. » Anaïs Guérin décide de rentrer en France pour reprendre les études, et s’inscrit au CFA 94, à Saint-Maur-des-Fossés (94), où elle obtient son CAP et son BP. Mais elle ne s’arrête pas là et poursuit sa formation en BTS métiers de la coiffure…

 

Un salon éphémère

C’est lors de son cursus scolaire qu’elle se voit proposer de participer à une journée de bénévolat à la Maison des parents de l’Institut Gustave-Roussy, à Villejuif (94), spécialisé en cancérologie pédiatrique. Cet événement, organisé une fois par an, a pour but d’apporter un peu de réconfort aux parents des enfants atteints de cancer et soignés dans ce centre. « J’ai constaté que nous faisions beaucoup de bien aux parents que l’on coiffe, mais aussi aux enfants, qui sont contents de voir qu’on prend soin de leur maman ou de leur papa, explique-t-elle. J’ai trouvé dommage de résumer tout cela à une seule journée dans l’année, c’est pourquoi  j’ai œuvré avec mon école pour que ce salon éphémère soit ouvert tous les dimanches à la Maison des parents. » Anaïs Guérin compte aujourd’hui onze bénévoles à sa charge, tous élèves au CFA 94, pour assurer une rotation au salon éphémère.

Son action a, par ailleurs, été récompensée par la Chambre des métiers du Val-de-Marne, qui lui a décerné le 1er prix du concours ApprentiStars, doté de 800 €, qu’elle a reversés à la Maison des parents. « Nous avons la chance d’être sponsorisés par Wella qui nous fournit des produits, mais il nous manque du matériel comme un bac à shampoing, poursuit Anaïs Guérin. Notre but est de créer un salon définitif avec un vrai poste de coiffage et une infrastructure autour qui soit vraiment adaptée. » Son autre souhait est de voir le salon éphémère décliné un peu partout en France, dans d’autres Maisons des parents.

 

BTS Métiers de la Coiffure

À la suite du CAP et du BP, Anaïs Guérin fait le choix de s’inscrire au BTS métiers de la coiffure afin d’acquérir les compétences managériales et entrepreneuriales indispensables à tout gérant de salon. « Selon moi, savoir coiffer n’est pas suffisant, précise-t-elle. Ce BTS permet d’avoir des connaissances approfondies et d’orienter vers les métiers environnants à celui de coiffeur, en ouvrant beaucoup de portes dans le milieu. » Grâce à ce BTS, Anaïs Guérin a intégré la société Wavy, où elle est commerciale en alternance. « Wavy a mis au point une application novatrice. L’idée est de révolutionner le secteur informatique des logiciels de la coiffure. Ce qui me plaît chez Wavy, c’est le côté start-up avec l’envie d’aller toujours plus loin dans l’accompagnement des coiffeurs dans la gestion de leur salon. » Quant à l’avenir : « Je souhaiterais aller à l’étranger afin de découvrir une ville, un pays, où Wavy n’est pas encore présent. Car je crois réellement que leur produit est promis à un avenir brillant ! »

Comment devenir animateur réseau ?

Depuis quelques années, la coiffure voit naître de nouveaux métiers répondant à l’évolution de la profession, tel animateur réseau, un poste clé dans le fonctionnement des franchises et autres groupements.

Formation

Le BTS métiers de la coiffure permet d’accéder à la profession d’animateur réseau. Cependant, le peu de recul sur ce diplôme ne permet pas, pour l’instant, de mesurer son efficience réelle. « Généralement, les personnes qui occupent ce poste sont d’anciens coiffeurs en salon qui ont évolué au sein d’un groupe grâce à leur savoir-faire, leur savoir-être et leur motivation », affirme John Billy, responsable de l’animation du réséau au sein du groupe VOG.

 

Missions

Angélique Belliveau, responsable animation du réseau Hair Business Developpement spécialisé dans l’accompagnement des salons, supervise avec sa collègue animatrice plus de 80 salons situés dans l’ouest de la France. Leur spectre d’action se porte principalement sur la communication, la gestion et les ressources humaines, les trois plus importantes problématiques des chefs d’entreprise. « L’accompagnement commence par une journée d’intégration avec l’ensemble de l’équipe, puis nous avons un rendez-vous téléphonique chaque mois avec le gérant, sans compter les nombreux échanges spontanés, dévoile Angélique Belliveau. Notre objectif est d’aider les salons à mieux se connaître et donc à être plus performants. »

Au sein du groupe VOG, « les animateurs sont multimarques et contrôlent le bon respect des valeurs de chacune d’entre elles. Ils accompagnent principalement les managers dans la gestion financière et dans le management du personnel. Deux visites annuelles sont effectuées dans chaque salon pour garder un contact régulier », détaille John Billy.

 

Évolution

D’après la convention collective, le salaire d’un animateur réseau débutant est de 2 714€ brut mensuel. L’évolution est possible, notamment vers un poste de responsable réseau, car il y a quelques années ce type d’emploi n’existait pas. La profession est en pleine mutation et a besoin de personnes qualifiées pour se développer pleinement. De plus en plus de coiffeurs font le choix de sortir des salons pour exercer des fonctions dans le marketing, la communication ou la formation.

La frange dans tous ses états

Longue ou courte, féminine ou masculine, la frange se décline sous une multitude de formes et s’adapte à la morphologie de chacun. Décryptage d’un style capillaire à part entière.

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Worldskills 2023

La France s’est portée candidate pour l’organisation de la compétition plus connue sous le nom d’Olympiades des métiers. Cette candidature vise à soutenir l’excellence des métiers de l’artisanat et à les populariser auprès du grand public. Pour cette édition, la France vise à consolider ses performances et à progresser dans les métiers industriels afin d’intégrer le top 3 mondial.

Solidarité pour le Cambodge

L’ICE Serge Comtesse a noué un partenariat avec Hair Education pour soutenir la formation dans les écoles cambodgiennes : 40 jeux de 4 livres ont été envoyés dans les écoles partenaires. Rosine Bazzini, professeure du CFA de Carros (06), va également profiter de son année sabbatique pour enseigner bénévolement dans ces écoles. Beau geste !

L’Oréal Style & Colour Trophy 2018

Il vous reste jusqu’au 18 mai pour vous inscrire au concours national de L’Oréal Professionnel. Pour participer, remplissez le formulaire de candidature sur le site Internet de la marque en joignant les photos HD de votre réalisation. Le gagnant aura la chance de participer à la finale mondiale, où il affrontera les finalistes de 19 autres pays. Une chance unique pour faire connaître votre travail !

L’équipe artistique du CFA94

Quarante apprentis, sélectionnés par le CFA, constituent une équipe artistique mobilisée pour répondre à différents projets artistiques et studio. Les élèves ont récemment coiffé lors du défilé célébrant les 70 ans d’existence de la maison Pierre Cardin et de la Fashion Week parisienne. Soutenue par Wella Professionals, l’équipe artistique est un excellent moyen pour ces élèves d’appréhender le milieu de la coiffure artistique.

PRÉCISION

L’édition 2018 du salon Beauté Sélection Lyon se déroulera, les 25 et 26 novembre prochains, à Eurexpo. Au programme de cette nouvelle édition : des shows tendance, mais aussi des conférences, workshows et, bien sûr, des concours de coiffure, d’esthétique, de facepainting et d’ongles. Plus d’information sur www.beauteselection.com.

Sept jours au Brésil pour le CFA 94

Dans le cadre d’un séjour pédagogique, organisé par Stéphanie Bozonnet, responsable d’unité pédagogique au CFA 94, et son équipe, dix élèves ont découvert l’univers de la coiffure à 9 000 km de la France. Coiffure de Paris leur donne la parole pour vous faire partager leur expérience.

Le marché brésilien

« Les différentes formations reçues, à São Paulo, dans les académies L’Oréal Professionnel, Schwarzkopf et Wella nous ont permis de mieux appréhender le marché de la coiffure au Brésil. Vaste comme 15 fois la France, ce pays de métissages présente des cheveux raides, bouclés et crépus. Pour répondre aux besoins de chacun d’eux, il existe plus de produits qu’en France. Nous l’avons constaté lors de notre visite chez Danny Cosméticos, grossiste dans la ville d’Americana. Fort de plus de 210 millions d’habitants et de 157 000 salons, le Brésil est le 3e consommateur mondial de produits cosmétiques. Cependant depuis 2013, il subit une crise économique importante. »

 

La formation

« La crise touche également les écoles. Ana Carolina Barroca, directrice de l’Instituto Embelleze, nous a confié voir une baisse des vocations en partie due au fait que l’alternance n’existe pas et que les élèves doivent financer leur scolarité. Trois mois de formation coûtent 1 250 €, soit trois fois le salaire moyen ! Afin d’aider ses élèves, l’Institut a ouvert un salon d’application, dont les recettes servent à diminuer les frais de scolarité.  La formation n’inclut que la partie pratique. Les coiffeurs brésiliens sont donc formatés par les méthodes de leur enseignant, plus que par les lois de la colorimétrie ou les notices d’utilisation. Il est à noter que l’on peut devenir coiffeur sans formation scolaire.»

 

Le métier de coiffeur

« Afin de pouvoir échanger avec les coiffeurs, nous avons passé deux jours en immersion dans quatre salons d’Americana. Au Brésil, les coiffeurs ne sont pas salariés, mais louent leur place en salon, ce qui signifie que sans cliente ils ne sont pas payés. Les assistants, qui peuvent le rester à vie, car ce statut n’est pas réservé aux apprentis, perçoivent entre 5 et 25 % du salaire du coiffeur qu’ils assistent. À l’inverse de nous, les Brésiliens n’aiment pas prendre leur temps en salon. Les coiffeurs ont donc des méthodes de coupes très simples, où peu de coups de ciseaux sont nécessaires. »

« Cette semaine au Brésil a été une opportunité incroyablement enrichissante. Nous tenons à remercier tous ceux qui nous ont chaleureusement accueillis et ainsi que nos professeurs. »