Soyez incollable sur le choix du lissage ! 02/2018


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Plusieurs techniques existent sur le marché, l’important est de choisir celle qui sera le mieux adaptée aux cheveux de votre cliente et à ses attentes. Explications…

Analyser le cheveu lors du diagnostic

Lorsque la cliente vient en salon pour un lissage, l’étape du diagnostic est indispensable pour cette prestation. Il faut tout d’abord identifier son type de cheveux : fin, épais, naturel, coloré, méché… « Les cheveux doivent avoir une certaine intégrité et une réelle résistance pour un lissage asiatique, explique Laurence Ghiglion, gérante des salons Lilang, à Nice et Saint-Laurent-du-Var (06). On le refuse catégoriquement si on est face à un cheveu très sensibilisé ou méché. » Ambroise Thomas, directeur général de Fauvert Professionnel, précise : « Le lissage est en revanche parfaitement réalisable sur un cheveu coloré, mais le travail peut varier selon la longueur, le volume et le degré de frisure des cheveux. » À partir de là, et suivant ces paramètres, il faut déterminer le bon type de lissage.



Quel lissage pour quel type de cheveux ?

Il est important tout d’abord de bien distinguer les notions de lissage, défrisage et soin à la kératine. « Le défrisage s’adresse aux cheveux de type afro, maghrébin ou très crépus, et modifie de manière définitive la structure interne du cheveu via une technologie alcaline, explique Ambroise Thomas. Pour les cheveux simplement frisés ou ondulés, on peut proposer un lissage japonais ou coréen, qui est un lissage permanent plus doux. Enfin, pour un cheveu bouclé, on orientera la cliente vers un lissage brésilien, qui est en réalité un soin profond à la kératine : le cheveu ne subit pas de déformation définitive de sa structure interne. C’est ce dernier type de lissage qui est le plus couramment pratiqué. » Depuis l’interdiction du formol dans la composition du lissage brésilien, celui-ci est désormais un lissage 100 % naturel, sans action chimique. « La kératine pure est appliquée directement sur le cheveu, explique Ambroise Thomas. Elle a une parfaite affinité avec la fibre capillaire et comble ses fissures tout en revitalisant le cheveu de l’intérieur. » Laurence Ghiglion ajoute : « Thermoactif, le lissage brésilien s’apparente à un vernis qui va combler les brèches des cheveux abîmés et permettre de faire tenir parfaitement les brushings. » Quant aux lissages asiatiques, ils consistent à casser les ponts disulfures et défaire la morphologie naturelle du cheveu pour lui redonner la forme souhaitée. La neutralisation leur permettra de conserver cette raideur et de rétablir le pH naturel du cheveu.

 

Les étapes de la réalisation

Pour réaliser un lissage brésilien, il faut commencer par un shampoing à pH basique clarifiant qui va ouvrir les écailles du cheveu afin de faire pénétrer le produit. Ensuite, on rince et on essore les cheveux. « Il faut démêler avec un peigne, puis diviser les cheveux en quatre parties pour appliquer le soin au pinceau sur des mèches d’environ 3 cm de large, poursuit Ambroise Thomas. Il est préférable de faire pénétrer le produit en

massant du bout des doigts et en assurant une répartition uni-forme au peigne. S’ensuivent le brushing à l’aide d’un séchoir et d’une brosse ronde en céramique, et le passage des plaques (220 °C à 230 °C) pour lisser les cheveux et sceller la kératine à la fibre capillaire. » Si le lissage brésilien se réalise sans rinçage, les lissages asiatiques en nécessitent deux : après l’application du produit lissant, puis après celle de la crème neutralisante qui fixe le cheveu dans sa forme définitive et rétablit le pH.



Réaliser une coupe appropriée

Lorsque le cheveu est bien raide, on peut procéder à la coupe sur cheveux secs. En général, les clientes qui demandent un lissage ont les cheveux mi-longs à longs. « Avec la kératine, on va sublimer la matière du cheveu, ce qui va faire ressortir les jeux de contraste, souligne Ambroise Thomas. On peut alors accentuer les effets de lumière grâce à un jeu de coupe. » Ainsi, les dégradés ou carrés plongeant longs sont parfaits pour faire ressortir la belle matière du cheveu.



Des conseils avisés

Parmi les actions nécessaires pour préserver le lissage, il y a l’utilisation à la maison d’un shampoing sans sulfates. « C’est indispensable si l’on veut préserver l’action de la kéra-

tine, car les sulfates ont tendance à altérer le cheveu, insiste Laurence Gighlion. Par ailleurs, il est conseillé de faire régulièrement un masque à la kératine pour que l’effet dure plus longtemps. Enfin, je précise à la cliente que, pendant 24 ou 48 heures, elle doit éviter d’aller à la piscine ou de s’attacher les cheveux pour ne pas faire de marque. » En ce qui concerne le lissage brésilien, il faut éviter de le faire trop souvent, car cela risque de rendre le cheveu poisseux. L’idéal est de revenir au salon tous les trois ou quatre mois : plus le cheveu accumule de kératine et plus il va se détendre à chaque nouvelle visite au salon… Pour être de plus en plus beau ! Le lissage asiatique, quant à lui, peut être repris à la racine tous les deux mois, et refait entièrement tous les quatre mois.

Florence Bernardin

Le conseil d'Ambroise Thomas, directeur général, chez Fauvert Professionnel

« Avant de débuter la prestation, la cliente doit comprendre la différence entre le lissage qui est un défrisage, et le soin à la kératine appelé lissage brésilien, qui n’est pas permanent. »




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