Réussir le balayage 07/2017


© Fuse/Getty Images

Il n’existe pas un balayage, mais une multitude de balayages aux tons différents. Bien cerner le désir de la cliente et s’adapter aux contraintes du cheveu sont nécessaires pour réussir sa prestation… À la perfection !

Diagnostic et choix du balayage

Il est nécessaire, tout d’abord, de bien comprendre sa cliente, le résultat qu’elle souhaite, mais aussi déterminer si celui-ci est réalisable. Céline Antunes, gérante du salon La Suite 52, à Bordeaux (33), et ambassadrice Schwarzkopf Professional, explique : « Je présente à ma cliente des visuels pour savoir si elle préfère les tons chauds ou froids, et si elle s’oriente plutôt vers les fondus, les nuances marquées, une dominante très blonde… Il y a toutes sortes de balayages, il ne faut pas se tromper. » Dès que l’on a cerné le désir de la cliente, il est indispensable de considérer l’historique du cheveu : s’il y a une surcharge de couleurs, ou si le cheveu a été trop sensibilisé et fragilisé par des actions telles que le lissage, il ne sera, parfois, pas possible d’atteindre le résultat souhaité. « Je fais toujours une mèche d’essai afin de voir comment le cheveu réagit, précise Ludovic Geheniaux, ambassadeur coloriste Eugène Perma. Cela permet à la cliente de visualiser le résultat. Si c’est positif, on commence le travail, sinon j’oriente ma cliente vers un autre type de balayage. »

 

Bien choisir sa technique

L’autre priorité pour réussir son balayage, c’est de bien choisir sa technique, suivant l’éclaircissement que l’on souhaite obtenir. Ainsi, on peut décider de travailler selon le procédé «  free hand » (main libre) ou bien au coton, au cellophane, papier aluminium ou en swift mèche. « Pour ma part, je travaille très souvent en swift mèche, notamment lorsque la cliente recherche un résultat naturel, précise Céline Antunes. Si elle souhaite quelque chose de beaucoup plus méché ou presque blanc, je peux travailler au papier alu. » Pour Ludovic Geheniaux, la technique free hand, qui consiste à travailler les fondus à la main, permet également de créer un dégradé très naturel. « Mais si la cliente veut des racines prononcées, j’opte pour le pinceau ! Je réalise toujours le balayage sur cheveux mouillés, après avoir fait un shampoing qui permet d’évacuer tout résidu de silicone. Concernant la coupe, je conseille de la faire avant le balayage s’il s’agit d’une grosse transformation. Sinon, il est préférable de la faire après. »

 

Temps de pose

Il est différent selon la marque de produits utilisée, mais aussi selon le type de cheveux de la cliente. « Pour des cheveux caucasiens, il est en moyenne de vingt minutes, souligne Ludovic Geheniaux. Mais sur des cheveux asiatiques, on est parfois dans l’obligation, après une heure de pose, de procéder à une nouvelle application. Cela permet d’éviter les reflets chauds qui ne sont pas à la mode, et d’obtenir des blonds froids, blonds beiges ou blonds cendrés très tendance actuellement. » De son côté, Céline Antunes précise : « Les produits utilisés étant performants, il faut éviter d’utiliser le casque : l’apport de chaleur est déconseillé car il contribue à assécher le cheveu. » Dès qu’on obtient le résultat désiré, il faut procéder au rinçage (sans jamais dépasser le temps de pose conseillé !).

 

Rinçage et patine

Au bac, il est nécessaire de faire un shampoing spécifique pour arrêter l’effet du produit éclaircissant ou décolorant. Si le résultat est parfait, on peut procéder à la coupe et au brushing, mais il est recommandé, le plus souvent, d’appliquer une patine : celle-ci peut être utilisée dans le but de neutraliser de mauvais reflets (dorés ou orangers) ou pour intensifier les reflets et obtenir un résultat plus beige, plus nacré. « La patine, qui s’applique au bac après le shampoing, va vernir et amener de la brillance tout en neutralisant les mauvais reflets, précise Céline Antunes. On la laisse poser de cinq à vingt minutes selon les marques et on la rince avec un léger shampoing. »

Ensuite, il est important de bien essorer les cheveux à la serviette, avant l’application d’un conditionner pour bien stabiliser le pH. Si le cheveu est très desséché, on peut utiliser un produit complémentaire de soin. S’ensuivent le brushing et le coiffage.

 

Conseils pour entretien

Plus un cheveu est soigné, plus il va conserver sa brillance, et moins il a de risque de ternir ou de jaunir. Pour Céline Antunes, il faut s’adapter au profil de la cliente : « S’il s’agit d’une personne qui aime prendre soin de ses cheveux, je conseille le shampoing, et le masque ou conditionner qui vont lui permettre de faire perdurer sa couleur. Sinon, je propose un shampoing seul, ou un shampoing et un soin sans rinçage… Tout dépend si la cliente désire ou pas y consacrer du temps. »

Certains balayages nécessitent moins d’entretien que d’autres. « Certaines clientes qui ne supportent pas les racines vont revenir au salon tous les deux mois, poursuit Céline Antunes. Celles qui ont un balayage plus naturel peuvent revenir tous les quatre ou six mois. Si elles trouvent entre-temps que leurs cheveux ont tendance à ternir ou jaunir, elles peuvent revenir faire juste une patine pour renuancer le blond. » Et à l’approche de l’été, Ludovic Geheniaux n’oublie jamais de préciser « que le chlore et l’eau de mer sont les meilleurs ennemis d’un cheveu décoloré ! »

Florence Bernardin

Le conseil de coiffeur Ludovic Geheniaux, ambassadeur coloriste Eugène Perma :

« Ne jamais appliquer une patine sur une ancienne patine : cela ne peut pas donner un superbe résultat. Il faut toujours re-nettoyer un peu : prendre un soin post-coloration, mettre un peu de décolorant et retravailler les longueurs sur cheveux propres. Comme il n’y a pas d’oxydant, je n’ai pas de réaction chimique. Cela permet d’ouvrir les écailles, nettoyer les longueurs et refaire une belle patine ! »




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