Réussir une permanente sans stresser 01/2017


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On la croyait disparue et passée de mode. Que nenni, la permanente est de retour et connaît un regain d’intérêt avec l’effet wavy. Une version "light" qui mérite de bien maîtriser le sujet !

Réaliser un diagnostic précis

Indispensable avant toute prestation, la consultation est particulièrement importante dans le cas d’une permanente. Vanessa Giani, responsable du training center Jean-Louis David, explique : « Le coiffeur doit définir s’il s’agit d’un cheveu naturel, résistant, coloré, poreux ou décoloré. De là, il va déterminer le meilleur produit à utiliser, car il y a différentes forces dans les permanentes. » Il faut savoir que la permanente exerce une action sur les ponts du cheveu. Or, ce dernier trop sensibilisé a beaucoup moins d’écailles. « Dans le cas d’un cheveu très sensibilisé, le risque est que le produit chimique le casse davantage, poursuit Vanessa Giani. Le professionnel peut refuser ou dissuader la cliente de réaliser la permanente… »

Utiliser le bon produit avec le bon bigoudi

Une fois que l’on a déterminé le produit le mieux approprié aux cheveux de la cliente, il faut choisir aussi le bon diamètre du bigoudi. Laurence Laks, technicienne coloriste au salon Le Moment Présent, à Paris, souligne : « On choisit le bigoudi en fonction du type de frisure souhaitée, et suivant la longueur des cheveux. On évitera de mettre d’énormes bigoudis sur un cheveu court, par exemple. Il faut savoir que la grosseur de la boucle fera une fois et demi le diamètre du bigoudi. » La permanente est parfois demandée en soutien de brushing ou pour contrecarrer un épi. « Dans ce cas, on peut ne placer que quelques bigoudis au niveau du vertex, où les cheveux partent souvent en spirale en raison de l’implantation, poursuit Laurence Laks. Cela permet de garder un volume naturel. On peut aussi réaliser sur cheveux longs des doubles ou des triples enroulages avec des bigoudis différents afin d’obtenir une boucle plus soutenue à la racine ou à la pointe. »

Montage de la permanente

Vient ensuite le moment de passer au bac. « On fait un shampoing le plus neutre possible, pour retirer les résidus de laque qui peuvent gêner la réussite de la permanente, explique Laurence Laks. Cela permet de bien préparer le cheveu. » Il est nécessaire ensuite d’essorer avec application la chevelure. « On monte toute la permanente sur cheveux humides, préséchés à la serviette, poursuit Vanessa Giani. Il est préférable que le montage soit directionnel, les cheveux se placeront mieux dans le sens du coiffage. » Le coiffeur doit après recouvrir l’ensemble des bigoudis avec de la cellophane et respecter un temps de pose. Vanessa Giani précise : « Ce temps de pose varie selon la force du produit qu’on utilise, mais aussi suivant la structure du cheveu. Pour des cheveux naturels il est d’environ quinze minutes, et pour des cheveux colorés, plutôt autour de vingt minutes. » Pour Laurence Laks, il est égalemennt indispensable de contrôler la boucle au cours du temps de pose. « On enlève un bigoudi pour mesurer le ressort de la boucle. Si on estime que ce n’est pas suffisant, on remet quelques minutes, sinon on passe au bac ! »

Rinçage et fixation

Sans utiliser de shampoing, le rinçage des bigoudis doit être très minutieux. En effet, il doit être effectué avant la pose du produit fixateur qui n’aura aucun effet si le rinçage n’est pas parfait. Valérie Laks a son astuce : « Au cours du rinçage, on peut frotter doucement le bigoudi : si une petite mousse se forme, c’est qu’il reste du produit et qu’il faut encore rincer. Sinon, on peut essorer ! » C’est ensuite le moment d’appliquer le produit fixateur que l’on va laisser poser cinq minutes. « Si le premier produit a pour but de modeler les cheveux, le produit fixateur va permettre de les fixer dans leur nouvelle position », ajoute Vanessa Giani. Puis vient le moment de dérouler la permanente… sans tirer dessus !

Coiffage et conseils

On déroule les bigoudis… À ce stade, un massage des racines pour détendre le cuir chevelu est bienvenu ! Vanessa Giani précise : « Il n’y a aucune permanente qui se sèche naturellement : elle doit être travaillée. Cela peut se faire à l’aide d’un diffuseur, on peut aussi redessiner la boucle avec les doigts. » Il ne faut jamais brosser un cheveu permanenté quand il est sec. « Sinon, la boucle se défait et les cheveux se mettent en paquet pour donner un effet crépu disgracieux, précise Laurence Laks. Je conseille à la cliente de mouiller et froisser ses cheveux tous les matins et de faire des soins pour cheveux sensibilisés. » Masques, shampoings, soins, sprays, fluides ou gelées sont recommandés avant le coiffage pour hydrater et donner du ressort à la boucle… Qui doit rester belle le plus longtemps possible !

Florence Bernardin

L’alternative wavy

« Le wavy est une prestation très demandée en été par les femmes qui souhaitent un effet de vague, d’ondulation, tout en gardant la pointe raide. À la différence d’une permanente, on ne pose pas le produit sur toute la chevelure. L’effet est plus naturel et dure moins longtemps : la cliente n’est pas obligée de couper pour s’en séparer ! », Vanessa Giani, responsable du training center Jean-Louis David.

 

Simplifier la prestation avec Revlon

« La différence qu’offre la permanente Revlon, c’est que le diagnostic est réalisé avec un ordinateur, et qu’il n’y a qu’un seul produit pour tous types de cheveux. Reliée à l’ordinateur, une sonde calée sur un bigoudi va calculer la température du cheveu et définir seule le temps de pose suivant le résultat que l’on souhaite. Une méthode infaillible ! », Laurence Laks, technicienne coloriste au salon Le Moment Présent, à Paris.




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