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En cas de coup dur, un contrat de prévoyance peut être bien utile. Mais attention à ne pas foncer tête baissée. Il est nécessaire de prendre le temps et de choisir un contrat adapté à vos besoins, au prix juste.

DANS QUEL CAS OPTER POUR UN CONTRAT DE PRÉVOYANCE?
Personne n’est à l’abri des mauvaises surprises. Un arrêt de travail prolongé ou un décès peut mettre à mal votre salon, mais aussi votre patrimoine personnel. Selon votre statut, vous serez plus ou moins bien protégé. Si vous êtes un dirigeant assimilé salarié, vous pourrez bénéficier des mêmes avantages qu’un salarié, en cotisant auprès de la Sécurité sociale. Mais si vous êtes un patron non salarié, c’est une autre histoire. Vous cotisez alors auprès d’autres caisses, comme la Sécurité sociale indépendants (ex-RSI). « Avec ce régime, les dirigeants d’entreprise sont très peu couverts en cas de problème. Dans ce cas, il est primordial de mettre en place un contrat de prévoyance complémentaire », estime Ludovic Naessens, responsable du marché PME et assurances de personnes pour le courtier en assurance Vespieren. Avant de vous lancer, la première étape consiste à vérifier auprès de votre caisse les niveaux de rémunération prévus. Si vous êtes peu couvert, vous vous exposez à de nombreux risques. « Lors d’un arrêt de travail longue durée, un chef d’entreprise mal protégé peut se retrouver avec des indemnités inférieures à la moitié de ses revenus », met, par exemple, en garde Lolita Duquenoy, agent général prévoyance et patrimoine chez Axa.

ANALYSEZ VOS BESOINS
Le contrat de prévoyance permet de pallier certains manques et de mieux vous couvrir sur trois risques: l’arrêt de travail, l’invalidité et le décès. Il s’adapte à vos besoins, qui seront différents selon votre âge, vos revenus et votre situation familiale. Par exemple, vous pouvez prévoir le versement d’une rente à votre conjoint, mais également à vos enfants (pour la poursuite de leurs études) en cas de décès. Il est aussi nécessaire de faire un point sur vos revenus, votre épargne et vos charges (prêt immobilier, crédits en cours, etc.) pour déterminer le montant des indemnités que vous souhaiteriez percevoir en cas d’arrêt de travail ou d’invalidité. Gardez aussi à l’esprit que le montant de ces indemnités peut avoir des répercussions sur votre retraite. « Lorsqu’une personne est déclarée invalide à 60 ans, cela aura peu d’impact sur ses cotisations retraite. En revanche, ce sera plus compliqué si l’assuré a 30 ans, d’autant plus si les indemnités qu’il perçoit sont faibles », souligne Lolita Duquenoy. Une fois vos besoins cernés, n’hésitez pas à comparer différents contrats de prévoyance afin de choisir celui qui s’adaptera le mieux à votre situation. « Il est indispensable de bien comprendre les remboursements et garanties prévus dans le contrat », indique Ludovic Naessens.

FAITES ATTENTION AUX OPTIONS
Pour éviter des déconvenues, certaines options du contrat doivent attirer votre attention. « Il faut notamment être vigilant au mode de calcul de l’indemnisation en cas d’invalidité, qui peut prendre en compte ou non l’activité professionnelle », avertit Lolita Duquenoy. Par exemple, si un coiffeur perd l’usage de la main, cet accident impactera sensiblement son activité professionnelle. Alors que, dans la même situation, des personnes exerçant une profession moins manuelle pourront continuer à travailler. Si le contrat du coiffeur ne prend pas en compte les spécificités de son métier, il pourrait être très peu couvert. A contrario, avec une option qui tient compte de son activité professionnelle, il pourrait être indemnisé à 100 %. Par ailleurs, Lolita Duquenoy précise que: « L’invalidité totale n’est pas celle qui survient le plus souvent. La situation la plus courante reste l’invalidité partielle. » Dans ce cas, vous continuez à exercer votre profession, mais à temps partiel, ce qui entraîne une baisse de vos revenus. « Certains contrats proposent des options permettant d’être mieux indemnisé lorsque l’on se retrouve dans cette situation », informe-t-elle. Enfin, pour les arrêts maladies, pensez à regarder la franchise, c’est-à-dire le délai pendant lequel vous ne percevrez pas d’indemnisation. Celles-ci sont très variables d’un contrat à l’autre: 7 jours, 15 jours, 30 jours, voire beaucoup plus.

COMBIEN ÇA COÛTE?
Le tarif d’un contrat de prévoyance fluctue en fonction de vos revenus et des options choisies. Il peut varier d’une cinquantaine d’euros par mois à plusieurs centaines d’euros, voire plus. Par exemple, l’addition sera plus salée si vous choisissez un délai de franchise court ou si vous souhaitez verser une rente à votre conjoint et à vos enfants en cas de décès. Le montant dépendra également de votre situation personnelle et professionnelle. « Le prix du contrat est calculé en fonction du métier, de l’âge et de l’état de santé de l’assuré. Une personne jeune et en bonne santé bénéficiera de tarifs avantageux », explique Lolita Duquenoy. Bon à savoir également: grâce à la loi Madelin, il vous est possible de déduire les cotisations de votre contrat de prévoyance dans les charges de votre salon. Audrey Freel

QUATRE ÉTAPES CLÉS AVANT DE SOUSCRIRE À UN CONTRAT
1 Vérifiez auprès de votre caisse les indemnités prévues en cas d’arrêt maladie, d’invalidité et de décès.
2 Analysez vos besoins en prenant en compte votre situation familiale, votre épargne et vos charges.
3 Comparez différents contrats de prévoyance.
4 Soyez vigilants aux options, notamment au mode de calcul des indemnités en cas d’invalidité et aux franchises pour les arrêts maladie

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