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Propriétaire depuis un an du salon Didact Hair Building, formateur, ambassadeur pour Wella Professionals, mais également showman, Damien Roux cumule les activités. Rencontre avec un coiffeur boulimique de travail

Coiffure de Paris : La coiffure étaitelle une vocation pour vous ?
Damien Roux : Pas vraiment. J’étais passionné de mécanique. Après mon bac, j’ai obtenu un BTS bureau d’études. Mais j’étais aussi passionné de mode et comme ma cousine était coiffeuse, j’ai eu envie d’essayer ce métier. Je suis donc entré en stage chez mon coiffeur et, finalement, j’y suis resté cinq ans. J’ai fait tout mon cursus à l’académie Toni & Guy. À 33 ans, vous gérez une vingtaine de salariés.

Quel est votre style de management ?
D. R : Je pratique le « fathership », soit le leadership à la « papa ». La nouvelle génération ne se projette pas, ou seulement à six mois, voire un an. Je me suis donc fixé la mission de prendre des jeunes à fort caractère et de leur montrer un chemin de vie. Je leur apprends à se construire, à faire un parallèle entre vie professionnelle et vie personnelle. Pour réussir, j’organise des réunions informelles dans lesquelles je glisse des messages… Par ailleurs, les salariés bénéficient d’une à deux formations par semaine.

Quel système de rémunération avez-vous mis en place pour vos salariés ?
D. R : Ils sont payés au mérite. Ils commencent au Smic, puis sont augmentés en fonction de leur ancienneté et de leurs résultats à des tests internes. Plus ils progressent, plus le prix de la coupe et couleur qu’ils pratiquent augmente. Nos coiffeurs doivent, en effet, comprendre qu’aujourd’hui être un expert dans son domaine, c’est normal. La technique ne représente qu’un tiers d’un bon coiffeur. Ce dernier doit aussi faire preuve d’un savoir-être en étant positif, impliqué et également faire du marketing en devenant un blogueur ambassadeur de notre marque. Pour qu’ils y parviennent, nous proposons à tous nos salariés des formations digitales. Chez nous, tous les coiffeurs ont les dents longues, car nous forgeons des passionnés.

Les réseaux sociaux ont donc une place prépondérante chez vous ?
D. R : Évidemment. Tous nos coiffeurs ont un compte Instagram et Facebook en lien avec le salon. Et l’image qu’ils renvoient est très importante, car les clientes veulent voir les coulisses du salon. Cela nous permet de créer du lien avec elles, car nos clientes parlent aussi de nous sur leurs réseaux sociaux. Nous leur proposons également une newsletter. Toute cette activité digitale se fait presque de manière naturelle, car le salon est une sorte d’incubateur de talents. Je suis convaincu qu’un salon qui n’est pas présent aujourd’hui sur les réseaux sociaux est condamné à terme.

Didact Hair Building, c’est aussi un salon qui propose une multitude de concepts…
D. R : Nous effectuons une veille permanente sur tous les secteurs d’activité pour sentir comment l’économie, la mode et la société évoluent. En 2011, nous avons créé le Comptoir des cheveux longs, en 2012 le Bar à franges, en 2014 le Comptoir du mâle et, enfin, en 2016 le Bar à blondes. Je pense qu’il est primordial de lancer de nouveaux concepts et d’y croire. Nous venons ainsi de lancer sous la marque Didact des compléments alimentaires dédiés à la pousse des cheveux. Nous sommes les premiers à proposer ce type de produits en salon.

Comment voyez-vous l’avenir de la coiffure ?
D. R : De nombreux salons risquent de souffrir dans un avenir proche, car le marché est difficile, sauf pour ceux qui sont très bons. Nous avons la chance d’avoir un business model qui fonctionne bien, c’est pourquoi nous allons le dupliquer prochainement en créant un second salon. Désormais, mes salariés peuvent devenir entrepreneurs en partageant les risques et les coûts avec moi. C’est moins risqué ; d’autant plus qu’ils ont appris à entreprendre dans le salon.

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