Botanéa : la première colo végétale de L'Oréal 01/2018


©L'Oréal Professionnel
La sortie, en mai 2018, de Botanéa marque un tournant historique pour la division des Produits Professionnels de L’Oréal. Première gamme de coloration 100 % naturelle, elle s’inscrit dans la tendance éco-friendly mâtinée d’un engagement responsable à la fois sociétal et environnemental.

INGRÉDIENTS

Pendant cinq ans, la capacité colorielle d’une trentaine de substances végétales-minérales a été testée par les laboratoires du groupe. Trois ingrédients ont émergé : l'Indigo tinctoria (indigotier, arbuste des régions chaudes), le Senna alexandrina (séné, cassia, petit arbuste tropical) et le Lawsonia inermis (henné, arbuste épineux originaire d’Iran du Sud et de Mésopotamie). Les feuilles d’indigo encapsulent les colorants bleus-violets, idéaux pour les bases foncées. Les feuilles de henné encapsulent les colorants cuivrés, idéaux pour les bases blondes. Le cassia est utilisé comme ajusteur et illuminateur.

 

POUR QUI ?

« 80 % des besoins de coloration et de balayage sont couverts par la coloration végétale, estime Cécile Piel-Benson, directrice technique internationale pour la division des Produits Professionnels. Botanéa ne permet pas de faire des éclaircissements, mais rehausse la couleur et rend les cheveux brillants sans les dessécher.» Les brunes avec 50 % de cheveux blancs ont besoin de deux applications de 30 minutes entrecoupées d’un rinçage. Le service est proposé à partir de 49 €.

 

COTÉ COIFFEURS

Chaque coiffeur Botanéa va bénéficier d’une journée de formation. L’usage du toner (neutraliseur doux), qui nuance les reflets mats apparus le jour de la coloration, sera ainsi expliqué, tout comme le test d’allergie qu’il est nécessaire d’effectuer avant l’application du cataplasme végétal. « Le vocabulaire que l’on utilisait avec la coloration chimique n’est plus approprié, ajoute Cécile Piel-Benson. Le coiffeur va devoir apprendre à parler différemment à sa cliente, dire “dissimuler” les cheveux blancs par exemple. »

 

CATAPLASME

Le coiffeur mélange ses poudre dans de l’eau chaude. Une mixture homogène se constitue, notamment grâce à l’huile de coco (sourcée en Asie du Sud-Est) qui enrobe la poudre et permet le liant avec l’eau. Quinze recettes types mixant henné/cassia/indigo, temps de pause et température de l’eau sont fournies, pour cibler l’obtention de la couleur finale. Une aide au diagnostic sur tablette est également proposée.

 

PACKAGINGS ÉCOLOS

En salon, les poudres sont présentées dans des pots en plastique PET rechargeables transparents, attractifs pour l’œil de la cliente, ce qui permet de créer une cérémonie du mélange. Les coiffeurs reçoivent les poudres dans des packs hermétiques en papier labellisé Forest Stewardship Council (FSC), garantissant une gestion durable des forêts.

 

ENGAGEMENT SOCIETAL

En Inde, où sont sourcés les trois pigments, divers projets sont mis en place avec l’ONG Association For Stimulating Know-how (ASK) afin de permettre un développement des communautés de femmes dévolues aux récoltes saisonnières, une organisation pérenne des cultures (rotations), « une aide pour trouver d’autres sources de revenus hors saison et des solutions pour améliorer la pénibilité du travail de récolte », précise Éric Bône, directeur international Innovation Durable des métiers capillaires.

Martine Carret

LE + PRODUIT 

Le sourcing durable, l’engagement vis-à-vis des producteurs indiens, l’absence de chimie qui préserve la santé des coiffeurs.




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