Le naturel chic Leonor Greyl 07/2016

Rien ne prédisposait Leonor Greyl à devenir une spécialiste du cheveu. Son installation en France et sa rencontre avec deux hommes, son beau-frère Jacques et son futur mari Jean-Marie, vont lui permettre de matérialiser ses rêves de beauté capillaire.

1949-1965

Née en Espagne, en janvier 1932, Leonor Santor quitte les Asturies en 1949 pour rejoindre en France sa sœur Maria-Luisa, qui a épousé Jacques Courtin. Avant qu’il ne fonde Clarins (1954), elle travaille dans son institut, au 35 de la rue Tronchet à Paris VIIIe, mais se dirige assez vite vers les soins capillaires. « C’est Jacques qui m'a soufflé les formules de mes premiers shampoings et soins. Il m’a vraiment donné ma chance », témoigne-t-elle dans l’ouvrage « Clarins, une réussite en beauté » (JC Lattès). Sa rencontre avec Jean-Marie Greyl, ingénieur en galénique féru de botanique qu’elle épouse en 1961, va orienter son destin.

1968

Après trois ans d’intenses recherches, l’huile de germe de blé est le premier produit portant la marque Leonor Greyl. Suivront, entre autres, la crème régénératrice (1972), la crème aux fleurs (1973), la laque souple (1978). Le shampoing crème moelle de bambou (1997) a été le produit le plus vendu en 2015. L’Ile-de-France est le berceau de fabrication des 40 références de la marque.

1971 

L’huile de palme est lancée, 100 % biologique et issue d’une plantation colombienne où sont favorisés les modes de culture durables. En 2013, conséquence directe de la déforestation notamment en Asie due à la surexploitation d’Elaeis guineensi (palmier à huile), l’huile de palme est totalement abandonnée. Naît alors l’huile Leonor Greyl, à base de coprah (amande de noix de coco séchée et pressée) et d’huile de mongongo (arbre du désert africain du Kalahari). Les vertus sont l’hydratation et la régénération.

1990

La Maison Leonor Greyl quitte la place de la Trinité, à Paris IXe, où l’institut fonctionnait depuis mai 1968 pour s’installer dans un autre appartement en étage, au 15 rue Tronchet, à côté de la place de la Madeleine (VIIIe). L’idée est celle d’offrir un véritable rituel de soins capillaires, à la manière d’un spa, avec massages du cuir chevelu et enveloppements.

2001

Caroline Greyl, fille de Leonor, poursuit la saga familiale en devenant présidente de la société. Elle est épaulée par son époux, David Thomas Brooks, directeur recherche et développement, lui aussi passionné par les plantes. Résultat : en 2014, le CA de la société s’élevait à 6,4 M€ et les produits sont distribués dans 450 salons en France et 500 à l’étranger.

2005 

La naissance de Gabriel, en 2002, conduit Caroline, la fille unique de Leonor, présidente de la société, à lancer la mousse bébé aux fleurs d’oranger. 5 000 euros sont versés, chaque année, à l’association Petits Princes : « Je voulais faire un geste pour l’enfance ». L’engagement de la marque pour la Nature l'amène, en 2013, à parrainer la ruche d’un apiculteur bio en Isère, La Miellerie du Peuple Zélé, via l’association « Un toit pour les abeilles ». Certains pots sont offerts à des clientes.

2015

En 2006, le spa Imperial de l’hôtel du Palais à Biarritz (64) dédiait son salon de 60 m2 à la beauté des cheveux, en proposant une carte de soins Leonor Greyl. Depuis, 39 spas capillaires ont essaimé à travers le monde : Espagne, Maroc, Caraïbes, États-Unis, Suisse, Corée, Koweït, en photo : le Cheval Blanc, Rhandheli, aux Maldives… La dernière ouverture date de novembre 2015, dans l’enceinte du Castel Maintenon (28).

2016

Le nouveau rituel, le soin Signature, s’effectue en cabine, avec application d’une boue de lac, passage sous la vapeur d’ozone, comme dans un hammam. Applications d’huiles, de crèmes et de ventouses qui vont activer la circulation sanguine. Ce rituel de 90 minutes, qui lisse, hydrate et revitalise la chevelure, est également proposé en forfait de 5 ou 10 séances.

Martine Carret



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